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"Quand le grand méchant Loup rencontre la petite Banshee" [Lydia & Klaus] (TERMINE)

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Jeu 23 Juil - 17:24
Dépaysé. Je me sentais totalement dépaysé. Je marchais seul dans Central Park, l’esprit embrumé par des idées noires. J’en avais tout le temps de toute manière. Je regrettais amèrement ma Nouvelle-Orléans où je régnais en maître absolu. Non, ce n’est absolument pas un euphémisme. Ici j’avais l’impression de dépérir, de ne pas exister. Comment Klaus Mikaelson pouvait-il ne pas exister ? En Louisiane, je dirigeais la ville tranquillement, j’avais quelques problèmes, mais que serait la vie sans quelques soucis ? Puis un beau jour ma sœur avait décidé de partir. Et, j’étais parti aussi. Autant dire que je ne comprenais pas trop mon choix. Un besoin de changement sans doute. J’étais assez instable il fallait bien le reconnaître et voir les même têtes tous les jours commençait à m’exaspérer. Or, ici, la véritable différence était que je ne connaissais visiblement absolument personne. Je n’avais croisé aucune connaissance, personne, personne, personne.

Je soufflais. Je m’exaspérais moi-même. Il faisait beau, il faisait chaud... Et j'avais faim. Je regardais autour de moi en quête de mon prochain repas. Mais personne ne m’intéressait ici. Il n’y avait que des enfants qui jouaient avec leur ballon, qui criaient à m’en fendre les tympans, qui riaient à ne plus pouvoir s’arrêter… Où étaient leurs parents d’ailleurs ? L’un d’eux ferait sans doute l’affaire. J’aimais bien les O+ mais j’adorais par-dessus tous les AB+ qui étaient à mon grand désespoir très rare. Si par hasard je tombais sur l’un d’eux… Je ne lui laisserais absolument aucune chance ! Je me mis à rire si fort que quelques enfants me regardèrent bizarrement et s’éloignèrent du sentier sur lequel je marchais, me prenant à juste titre pour un psychopathe.
J’inspirais profondément, essayant de imprégner de toutes les odeurs de ce lieu : Une odeur d’herbe coupée, de thym peut-être, de parfum avec une odeur affreusement forte... Mais à mon plus grand étonnement, je ne sentais pas ce qui m’intéressait le plus : Je ne sentais pas l’odeur du sang qui pulsait pourtant dans chaque veine de gens autour de moi. Je m’efforçais de me concentrer, mais rien n’y faisait. Perturbé, j’essayais de l’entendre battre dans leurs artères… Et je n’entendais rien. Que le vide. Que m’arrivait-il ? Je me dis que je devais être un peu fatigué, je n’avais pas mangé depuis que j’étais arrivé dans cette ville, New York, soit depuis trois longs jours. Oui, tout ça c’était à cause de la fatigue. Dès que je me serais sustenté, ça irait mieux, sans aucun doute.

J’aimais la débauche, j’aimais m’amuser. Et je devais trouver un repas tout de suite…Et jouer un peu avec.
Au détour d’un virage mon cœur rata un battement lorsque je passais à côté d’une fille, une jolie jeune fille d’ailleurs, qui me semblait-il était rouquine.  
Eh bien voilà, j’avais trouvé mon repas.

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Ven 24 Juil - 14:13
"Quand le grand méchant Loup rencontre la petite Banshee"
Klaus Mikaelson & Lydia Martin

Je commençais doucement à perdre l'espoir d'un jour retrouver mon chez moi. Cela faisait bien trop longtemps à mon goût que nous étions dans cette situation impossiblement tordue. Je m'étais faites depuis longtemps à l'idée que ma vie ne serait plus jamais comme avant et que mon destin consistait à toujours être entouré de créatures surnaturelles, amies ou ennemies, et d'en être moi même une. Je m'étais faites à l'idée d'être une banshee au moment où j'avais compris que cela pourrait aider mes amis. Je devais reconnaître que je n'étais pas tout à fait en harmonie avec mon "pouvoir". Retrouver des cadavres et avoir des centaines de voix dans ma tête n'étaient pas des plus agréable et j'avais souvent cotoyé les bords de la folie. Ce n'avait pas non plus été facile de crier et ressentir au plus profond de mon être la mort de ma meilleure amie. Je ne comprenais pas encore bien tout ce qu'impliquait ce que j'étais mais maintenant que cette partie de moi avait disparu, elle me manquait. Ici, je n'avais plus rien de spécial, redevenant la fille que j'étais avant. Pire que ça, nous avions appris Stiles et moi que nous n'étions ici que personnage de fiction. Cette nouvelle réalité était bien dur à accepter et j'espèrais encore me réveiller dans ma chambre et que tout ceci ne soit qu'un énième mauvais rêve. Je voulais revoir mes autres amis, repartir de nouveaux vers de nouvelles aventures tordues...

Avant que tout ça ne commence, les loups-garous, les banshees et toute ces histoires à dormir debout, je n'étais pas vraiment quelqu'un de très plaisant. J'étais la fille populaire du lycée, celle qui faisait les meilleures soirées, complètement superficielle et la petite amie du capitaine de Lacrosse le sport star de notre lycée. Seul mes professeurs et Stiles savaient que je cachais mon intelligence derrière ce masque. Personne d'autre ne savait que derrière mes boucles roussses se cachaient un QI assez imprésionnant, sans me vanter. Et puis tout avait changer lorsqu'un loup-garou, un peu psychopathes sur les bords m'avait mordue. Peter avait déclenché en moi des facultés alors encore profondément enfouies. Puis tout s'était enchaîné, il y avait eu Jackson, mon petit ami de l'époque, qui s'était avérer être un lézard serial-killer alors qu'il n'en vait même pas conscience, nous avions dû affronter tellement d'autre chose et nous avions perdu certain des notres, Allison, Aiden... Tout cela m'avait changée, je ne cachais plus qui j'étais, enfin j'étais vraiment moi. Et puis Stiles et moi avions attéri ici, sans savoir coment, sans savoir pourquoi...

J'aurais aimé New York dans d'autre circonstances. La ville était belle même si je préférais le charme qu'aurait apporté un peu plus de verdure. C'est pourquoi je me trouvais actuellement aux alentours de Central Park. Exceptionnellement, il n'y avait pas grand monde. J'avais en même temps décidé d'emprunter des petites rues assez vides n'étant pas particulièremet adepte des bains de foule. J'empruntais un virage, toujours la tête ailleurs. Je relevais cette dernière pour croiser le regard d'un homme qui passait à ce moment là. Il s'arrêta en me voyant, un sourire en coin sur les lèvres. Il y avait dans ses yeux quelque chose qui me fascina toute suite alors qu'une autre parti de mon cerveau s'éveilla s'écriant DANGER. Mais j'étais Lydia Martin, celle qui semblait de toute manière attirer les ennuis alors autant tout de suite se jeter dans la gueule du loup. Je souris à cette expression malheureuse qui m'avait traversé l'esprit avant de m'adresser d'un ton neutre à l'inconnu. Assez froide pour signifier que je n'étais pas qu'une faible créature, mais pas agressive mon but n'étant pas de déclencher une guerre.

"Bonjour. Vous avez besoin de quelque chose ?"

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Sam 25 Juil - 18:34
Ma proie venait de m’adresser la parole. Quoi de mieux que d’avoir un repas qui était déjà à moitié capturé ? Quelque chose dans ses yeux me fascinait,  c’était quelque chose de téméraire… Ou peut-être était-elle suicidaire ? Elle semblait savoir ce qu’elle faisait, elle semblait aimer prendre des risques. Soit. En me parlant ainsi, je pense qu’on pouvait facilement dire qu’elle en prenait. Et des gros.

Je lui jetais un sourire énigmatique. Jouer de mes charmes jouait toujours en ma faveur.

   - Et vous ? Demandais-je poliment.

Elle ne réagit pas. Elle me regardait de la même manière que lorsqu’elle m’avait parlé (d’un ton neutre soit dit en passant). Je mis les mains derrière le dos en me disant que mon repas allait être intéressent. Ce qui n’était pas pour me déplaire ! Comme je l’avais dit, j’aimais la débauche et même si je me nourrirais d’elle, je ne l’a tuerais pas. Non, je jouerais un peu avec. Avec l’hypnose et tout ce qui allait avec.

Ah ! L’hypnose ! J’adorais ça. Pouvoir plier les gens à ma bonne volonté, les faire danser, rire, sauter d’une falaise… L’hypnose me permettait de faire absolument tout ce que je voulais. Si je voulais qu’elle meure, elle mourrait. Si je voulais qu’elle tombe, elle tombait. Si je voulais qu’elle aille parler à quelqu’un en mon nom, elle le ferait. J’aimais bien hypnotiser mes repas. Et cette rouquine n’allait certainement pas déroger à la règle ! Ah ça oui, elle n’y échapperait sûrement pas. Je souri un peu plus en me disant que j’allais bien m’amuser. Puis je lui dis encore :

   - Eh bien, pour être honnête je vous trouvais plutôt jolie.

Phrase bateau. Mais tellement ravissante lorsque je l’a prononçais ! Mais je n’allais pas l’hypnotiser tout de suite. J’allais attendre un tout petit peu. Tout dépendrait de ce qu’elle me dirait. Et vu son expression à l’entente de cette phrase, elle ne serait pas tendre et pas facile à manipuler. Un esprit fort donc. J’aimais les défis, et je relevais tous ceux que l’on me proposait. Sûrement mon côté combatif de loup qui s’exprimait par là. Je ne me défilerais pas devant elle. J’hypnotiserais cette fille, elle serait mon garde-manger pour quelque temps, mon jouet. Je lui jetais un regard en coin en attendant sa réaction.

Les mains sur ses hanches, elle me regardait avec un regard impénétrable. Je sourie un peu plus. Oh oui, j’allais bien m’amuser.

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Dim 2 Aoû - 14:39
"Quand le grand méchant Loup rencontre la petite Banshee"
Klaus Mikaelson & Lydia Martin

Je ne répondis pas à sa question, tout comme je ne me laissais pas prendre au piège par son sourire charmeur. Nul doute que charmant, il l'était. Ce sourire en coin n'avait comme seul but que s'attirer sa proie dans ses filets sans qu'elle ne s'en rende compte et cette voix aux accents envoûtants ainsi que ces manières irréprochables n'étaient sans doute qu'une jolie façade derrière laquelle je pouvais facilement apercevoir quelqu'un qui n'était pas tout blanc. J'essayais de paraître assurée mais je ne pouvais empêcher un léger frisson de parcourir mon corps. Je n'étais pas encore certaine de avec qui j'avais affaire mais je ne pouvais m'empêcher de penser qu'un seul pas de travers m'empêcherait de finir la journée indemne.J'étais prise au piège et je m'étais mise moi même das cette situation. Il n'était plus question de reculer, d'ailleurs je n'en avais pas  vraiment envie.

Eh bien, pour être honnête je vous trouvais plutôt jolie.  Une désagréable impression de déjà vu me traversa. Il me rappelait Peter. Peter qui m'avait manipulé, qui s'était joué de mon esprit pour que je fasse tout ce qu'il voulais. J'avais été sa marionnette pendant un temps. Il était le grand méchant Alpha, le loup qui me faisait encore cauchemarder de temps à autre. Je me souvenais de ses intonations faussement douceâtres comme celles l'homme qui se tenait à présent devant moi. J'avais été bien crédule et manipulable à l'époque et il était hors de question que je me laisse à nouveau faire. J'essayais tant bien que mal de garder un visage impassible. J'aurais aimé être moins seule dans cette situation même si je n'avais guère envie d'entraîner Stiles dans de nouveau problèmes. Après tout peut être me faisais-je des films et que je n'avais rien à craindre de mon interlocuteur... En tout cas il n'était pas question que je tombe dans le panneau, pas encore. Je n'étais plus cette fille superficielle qui se laissait amadouer par des jolis mots.

Les mains sur les hanches je m'efforçais de fusiller l'homme du regard, tachant de ne pas céder à la fascination qu'il exerçait sur moi. Je ne comptais pas abandonner le combat pour ses beaux yeux. Je savais qu'il y avait quelque chose de plus.

"Je vous en remercie. Maintenant peut être pourriez-vous passer votre chemin. Je ne sais pas ce que vous attendez de moi mais je doute d'être aussi influençable que vous le pensez."

Je savais que je jouais avec le feu. Il n'avait pas l'air d'être le genre d'homme à se laisser mater par un petit bout de femme comme je l'étais. Encore une fois je me sentais un petit peu impuissante. J'aurais aimé connaître son histoire, quelque chose en lui me semblait bizarrement familier, m'attirant comme un aimant. Mais je savais aussi que céder à cette attraction me mettrait de nouveau dans les ennuis et que la plus sage décision était de fuir, même si ce n 'était pas dans mes habitudes. J'étais à la fois effrayée et intriguée très mauvais cocktail d'émotions pour moi. Je commençais donc à faire demi tout pour m'éloigner de ce que je pensais être une source d'ennuis futurs pour ma petite personne. Mieux valait encore fuir, je n'étais pas sûre d'être de taille.

"Quoi qu'il en soit je vous souhaite une bonne journée..."

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Mar 4 Aoû - 23:57
Le ton sec qu’elle avait employé venait de m’irriter. M’irriter très fortement même. Je n’aimais pas que l’on me manque de respect ainsi, avec autant de flegme et de neutralité.
Son regard aussi me dérangeait. J’avais cette mauvaise impression qu’il me mettait au défi. Au défi de faire quoi que ce soit. Et en plus elle se vantait de ne pas être influençable ! Mais quel narcissisme. Je ne dirais pas pire que moi car c’est difficilement atteignable mais au moins, elle avait une haute estime d’elle-même. Et cela avait beau m’exaspérer, j’appréciais aussi cela. Quel paradoxe. J’étais définitivement un être paradoxal. Mais à cet instant, je ne savais pas vraiment si ce que je devais faire serait irréfléchi ou au contraire mûri.

Alors qu’elle commençait à tourner les talons je lui attrapais fermement le bras en plantant mes yeux dans les siens. Je ne l’hypnotisais pas encore. Après tout, elle voulait fuir rapidement, ce qui signifiait qu’elle était mal à l’aise. Nul doute que cela jouait en ma faveur.

- Attendez ! Pourquoi partir si vite ? Ma compagnie serait-elle dérangeante ?

Elle serait ainsi obligée de répondre… Objectivement. Allait-elle être provocatrice ? Ou davantage soumise ? J’étais très intrigué par ce que qu’elle allait faire. Et peut-importe ce qu’elle ferait ou dirait, j’userais de l’hypnose après sa réponse. Elle ne verrait rien venir de toute manière.
Mais je devais  aussi réfléchir à un endroit où je pourrais la laisser sans ses souvenirs, en vie ou non.

Elle me fixait intensément si bien que je relâchais légèrement ma prise. Oh, et puis après tout, je pouvais bien commencer à l’hypnotiser, cette petite sotte, puisqu’elle ne répondait pas, et semblait attendre quelque chose. Je plantais mes yeux bleus dans les siens, plus foncés et essayais de me concentrer pour commencer mon hypnose… Ce qui ne marchait pas, je n'arrivais pas à me concentrer correctement...
C’était la deuxième chose qui n’était pas normale en une journée. Mais je devais quand même essayer.  

Je continuais de la regarder intensément et commençais à parler de mon habituelle voix traînante, que j’utilisais toujours pour exercer mon attraction sur mes proies :

- Comment vous vous appelez ?

Alors que mes yeux déviaient pour regarder l’ensemble de son harmonieux visage elle me mit une claque. Elle avait été si forte que je ne bougeais pas ma tête, et l’a laissait sur le côté. Choqué. J’étais choqué. Je n’étais pas spécialement en colère. Je ne comprenais pas son action. Je lui avais demandé son nom, en usant de l’hypnose, or elle m’avait répondu avec… une claque ? Je restais immobile pendant le longues secondes et la respiration saccadée de la jeune femme me laissait supposer qu’elle n’avait pas très bien comprit son geste.
Mais je me fichais de savoir si elle savait pourquoi elle avait fait ça. Ce que je voulais savoir moi c’était savoir pourquoi mon hypnose qui est pourtant la plus puissante du monde n’a pas fonctionné sur cette petite idiote. Peut-être était-elle sous verveine ?
Oui, elle devait en consommer dans son thé le matin ou quelque chose du genre. C’était sûrement ça. Ce devait être ça.
Sinon, que m’arrivait-il ?

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Dim 16 Aoû - 23:34
"Quand le grand méchant Loup rencontre la petite Banshee"
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Je tressaillis lorsqu’il agrippa mon bras. Ça n'allait pas être aussi facile que je le croyais. Mais le voulais-je vraiment au fond qu'il me laisse tranquille sans rien ajouter ? J'appréciais bien trop à mon goût l'adrénaline qui coulait à ce moment là dans mes veines. Je pensais me rapprocher des dangers qui semblaient avoir disparu en même temps que je m'étais retrouvé dans cette ville. Je me sentais tellement banale ici sans mes pouvoirs qu'il fallait que je trouve quelque chose pour briser la monotonie de mon quotidien ici. Peut être étais-je en train de devenir complètement folle en essayant ainsi de me mettre volontairement en danger. Si jamais Stiles venait à l'apprendre je ne donnais pas chère de ma peau.

Perdu dans mes pensées je ne me donnais pas la peine de lui répondre. Je me contentais de le fixer avec défi jusqu'à ce qu'il relâche sa prise sur mon bras. J'attendais qu'il me dise ce qu'il attendait réellement de moi. Ces mots étaient toujours courtois, ça manière de parler parfaitement maîtrisée mais ses yeux racontaient une toute autre histoire. Ils avaient une intensité fascinante et effrayante. Je me sentais soudain toute petite complètement en position de faiblesse face à cet homme que je ne connaissais même pas il y a quelques minutes. Son regard transperçait le mien alors qu'il me demandait mon nom. Il était proche beaucoup trop proche. Ma main part toute seule et je ressentis immédiatement une vive douleur au poignet. Je m'éloignais d'un pas en tenant mon articulation meurtri de l'autre main. Merde qu'est ce que je venais de faire ?! Je me mordis les lèvres complètement déboussolée. Je tentais de remettre mes idées en place, essayant d’affronter son regard. Il n'avait pas vraiment l'air en colère non plutôt surpris mais aussi... inquiet ? J'imaginais bien que ce n'était pas moi qui l'effrayais pour un sous.

Il sembla peu à peu reprendre ses esprits et se ré avança vers moi. A chaque pas qu'il faisait, je reculais un peu même si je savais que je perdrais très vite à ce petit jeu débile le mur de la ruelle n'étant plus très loin derrière moi. J'espérais par orgueil que mon visage reflétait plus la colère que la peur et j'essayais d'empêcher ma voix de trembler quand je fus enfin capable de rouvrir la bouche.

"Non mais pour qui vous vous prenez ? Qu'est ce que vous essayez de faire ? Il est hors de question que je vous dise qui je suis !"

Je sentais son regard sombre sur moi. Cette fois je crois que j'avais vraiment réussit à le mettre en colère. Bravo Lydia. J'étais d'ordinaire plus prudente je ne savais pas ce qu'il m'arrivait. En plus cette fois ci je n'aurais pas tout une bande d'amis aux pouvoirs surnaturels pour me venir en aide. Comme ci je ne m'étais pas montré assez téméraire, je continuais d'un ton que je voulais toujours plus sec.

"Et puis vous êtes qui vous d'abord ?!"

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Mer 19 Aoû - 14:24


J'avais été gentil un temps.
Ce n'était plus le cas. Cette idiote m'avait énervé. Comment osait-elle me parler ainsi, à moi, un Originel ? Outre le fait que j'étais déboussolé par l'échec de mon hypnose, j'étais désormais très en colère contre la rouquine. L'attaquer frontalement, ne serait pas très judicieux. Il y avait trop de monde dans ce petit parc.
Cependant, la colère laissait presque place à la satisfaction de voir sa peur, de la voir reculer lentement vers ce qui symboliserait sa fin : Le mur qui se trouvait derrière elle. Je voulais la voir effrayée, je voulais la voir suppliante.

   - Comment oses-tu gifler un Originel ?

J'avais pris soin de séparer chaque mots pour leur donner plus d'effet. Ma joue était encore rougie par sa gifle . C'est qu'elle n'y était pas allée de main morte ! Il était évident que me provoquer semblait presque … indomptable pour elle. Elle devait aimer l'adrénaline. Je pourrais la transformer en vampire, parce qu'il est évident qu'elle s'amuserait beaucoup. Mais le méritait-elle ?
Son regard demeurait défiant. Elle m'avait posé une question, qui sait, peut-être avait-elle entendu parler de moi ! Elle n'était pas assez effrayée à mon goût. Je voulais plus, toujours plus !

   - Klaus Mikaelson. Niklaus, pour les intimes susurrais-je de la voix la plus menaçante que j'avais.
Son regard changea du tout au tout.

J'avais beau rester en colère contre elle, son expression me forçait à sourire. Elle semblait hésiter entre continuer de me provoquer et essayer de s'enfuir en courant. Je faisais souvent cet effet là.
Ses yeux se baladaient de chaque côtés de moi, peut-être dans l'espoir fou de me filer entre les doigts.  

   - Maintenant que je vous ai dit qui je suis, je pense qu'il faut que vous fassiez de même non ? Sinon, ça ne serait pas très poli...

Elle ne pouvait pas s'enfuir. Elle avait atteint le mur et mes deux bras demeuraient de part et d'autre de sa tête. Je prenais soin de garder un regard colérique et méchant, mais cette créature stupide m'amusait quand même. Plusieurs sentiments bougeaient en moi : la colère bien sûr, ma joue me piquait encore ; l'amusement de voir ses yeux de biche si effrayés et... Je ne sais pas trop quoi. J'aurais pu la corriger comme elle l'avait fait avec moi mais bizarrement, je n'en voyais pas trop l'intérêt... Je n'en avais même pas envie. Mon envie d'en faire mon repas m'était même passé ! Une fois encore, ce n'était pas normal. Habituellement lorsque je choisissais ma proie, je ne changeais pas d'avis en cours de route, même si elle était attachante.

Bon sang, mais dans quel pétrin me suis-je encore fourré ?


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Ven 21 Aoû - 19:19
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Cette fois ci j’avais dû aller trop loin, le regard qu’il me lançait aurait poussé à s’enfuir la fille la plus courageuse du monde. Je cherchais désespérément une issue mais j’étais prise au piège entre le mur que j’avais finis par rencontrer et ses bras de part et d’autre de mon visage. Je me sentais tout à coup toute petite et beaucoup moins encline à jouer à la plus forte avec lui. Je n’aurais peut être pas dû le provoquer ainsi, maintenant,, j’avais pleinement conscience du danger. Nous étions seuls et j’étais clairement en position de faiblesse ce qui commençait d’ailleurs sérieusement à me taper sur le système. Toujours être entourée de personnes à la force surnaturelle et se retrouver dans des situations impossibles avec toujours l’incapacité totale de se défendre, il y avait de quoi développer un sacré complexe d’infériorité ! En vérité, j’étais incapable de m’en sortir seule et sans aide ce qui m’énervait. Cette pensée me redonna un peu d’aplomb, il était hors de question que je baisse les bras comme ça ! Pas encore… Je me mettais peut être en danger en agissant ainsi mais quitte à me damner autant le faire avec application.

« Un originel ? A l’origine de quoi ? »

Je n’avais cette fois ci pas cherché la provocation, j’avais juste été surprise par le terme employé que je ne comprenais pas. Ce devait être quelque chose d’important puisque d’après lui ça aurait du m’empêcher de le frapper. J’aurais du le craindre pour ça… Malgré sa colère apparente, il répondit quand même à la question que je lui avais posée plus tôt, me révélant son nom. Il paraissait ancien, original. Ce n’était pas du tout un prénom commun ce qui accentua ma curiosité… La peur laissait place à l’envie dans savoir plus dans mon esprit. Il fallait que je comprenne ce qui m’échappait… C’est pourquoi quand il me demanda ou plutôt qu’il exigea que je lui rende la politesse en me présentant, je m’exécutai sans trop y penser.

« Lydia… Je m’appelle Lydia. »

Je n’étais pas sure de ce que j’étais en train de faire. Une partie de moi me criait de partir en courant, d’échapper au plus vite à cet homme trop intrigant pour mon propre bien alors que l’autre en demeurerait purement insatisfaite. Je mordillais ma lèvre inférieure en pesant le pour et le contre dans ma tête. Il y avait décidément beaucoup plus de pour dans l’option fuite mais j’étais beaucoup trop curieuse pour partir comme ça. En revanche j’avais rarement été aussi téméraire mais les récents événements m’avaient changée. J’allais sans doute m’en mordre les doigts mais je ne voulais pas perdre cette partie.

« Vous n’êtes pas d’ici n’est-ce pas ? Sinon vous sauriez que briser la sphère privée d’une parfaite inconnue vous vaut régulièrement d’avoir une belle marque sur la joue… »

Je souris de toutes mes dents, la question tout de même bien présente dans ma provocation. D’où sortait-il avec son accent qui sonnait britannique et la manière dont il ne se prenait de toute évidence pas pour n’importe qui ? Cela m’intriguait… Il me fascinait malgré moi. Peut être était il comme moi, issu d’un monde de fiction. Dans ce cas il ne faisait surement pas partie des « gentils » même si je savais très bien que le monde n’était pas fait que de noir et de blanc… Il me faisait penser à Peter, un peu… Un côté effrayant camouflé derrière de belles paroles, charmeur et dangereux à la fois. Je souris en imaginant la confrontation entre le psychopathe notoire qu’était l’Alpha et cet « Originel » qui n’avait pas non plus l’air d’un agneau… Nul doute que l’un des deux ne s’en sortirait pas indemne…


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Sam 22 Aoû - 22:16


Était-elle sotte ou simplement ignare ?  

Elle n’avait pas été provocante en me questionnant sur le terme “Originel”. Je n’avais donc pas de raison d’être en colère. Je demeurais cependant assez agacé. Enfin, tout le monde connaissait les Originel et plus particulièrement moi : Klaus Mikaelson. D'où pouvait-elle bien sortir ? Je crois que même les humains avaient eu vent de ma famille. Je crois qu'ils avaient fait une série TV sur mon histoire... A vrai dire je m'en fichais pas mal.
Elle semblait assez... Je ne sais pas vraiment comme appeler cela... Remuée ? Ou bien plutôt perturbée ? Son regard me prouvait qu'elle oscillait entre la peur et un autre sentiment... Mais de quoi s'agissait-il ?

Lydia (puisqu’elle s’appelait ainsi) crut nécessaire de m’informer que “briser la sphère privée de quelqu’un valait fréquemment une belle marque sur la joue”. Ce n’est pas tout à fait exact. J’avais de nombreuses fois abordé des femmes sans pourtant qu’elles ne me giflent comme elle l’avait fait. Je passais deux doigts sur la légère marque rouge qui s’estompait petit à petit tout en réfléchissant à sa question masquée derrière une énième provocation. Je décidais de ne pas y répondre. Envenimer cette conversation n’était pas mon but évidemment. Je voulais en apprendre plus sur cette fille. Parce que j’étais persuadé qu’en apprendre plus sur elle me permettrait de comprendre ce qui m’arrivait. Mais je savais aussi que je devais être subtil, gentil. En somme, sans aucune agressivité. Suite à cette conclusion je me détachais légèrement d'elle. Elle devait se sentir davantage en sécurité. Je décidais donc de parler avec une voix posée quasiment malicieuse, digne de confiance.  

   - Je suis tout juste arrivé de la Nouvelle-Orléans. Mais au vu de la marque que vous venez de me laisser sur la joue, je me dis que peut-être, j’aurais dû y rester. Sachez, chère Lydia que là-bas, une femme ne gifle pas un inconnu qui l'aborde. Ne croyez donc pas que vous êtes dans la normalité.

Je la regardais intensément. Après tout, moi aussi j’avais le droit de lancer quelques petites piques, mais je devais rester poli. Ici, je sous-entendais qu’elle n’était pas normale, et même presque impulsive. Je lui lançais un sourire torve. Cette conversation devenait décidément intéressante puisqu’elle me livrait des informations sans vraiment pouvoir se contrôler.

   - A présent, vous savez d’où je viens, je n’ai donc, pour ainsi dire plus de secret pour vous dis- je en lui adressant un clin d’oeil complice, je pense pouvoir vous retourner la question, n’est-ce pas chère Lydia ? D’où venez vous ?


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Ven 4 Sep - 18:53
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Je relâchais ma respiration que je n'avais pas conscience jusque là d'avoir retenue lorsqu'il s'éloigna un peu de moi. Je croisais les bras sur mon ventre comme pour me protéger, geste parfaitement inutile de toute manière. Il avait tout à coup changer de ton, comme si sa colère de tantôt avait soudainement disparue. Je ne comprenais pas ce brusque changement d'attitude qui me rendit tout de suite méfiante. Soit il avait quelque chose derrière la tête soit il était complètement lunatique. Mon pauvre choix de mots m'aurait fait sourire dans une autre situation mais j'étais bien trop attentive à ce qu'il me racontait pour me permettre de rire de mes propres pensées. De toute manière j'étais déjà bien assez considérée comme une folle pour en rajouter an passant pour une complète schizophrène. La Nouvelle-Orléans hein ? C'était moins exotique que ce que j'avais pu imaginer. Mais peut être ne venait-il pas de la Nouvelle-Orléans de cet univers ci. Ou de celle du mien... Enfin bref tout était si compliqué, de quoi vraiment finir par perdre la boule au bout d'un moment. Mieux valait ne pas trop chercher à comprendre.

Il évoqua mon anormalité d'un ton joueur, sans doute cherchant à me rendre la pareil. Il me dit que les femmes de chez lui n'était pas aussi peu encline que moi à faire de nouvelles rencontres. Et bien peut être était elle plus imprudentes. Ou bien peut être n'avait elle pas non plus eu à faire aussi souvent que moi à des psychopathes en puissances. Mais il était vrai que je n'étais pas dans la normalité comme il l'avait justement souligné. Mais pas vraiment dans le sens où il l'entendait.

"Je pense que vous vous croyez un petit peu trop irrésistible pour votre propre bien. Je ne sais pas quel genre de femme vous avez rencontré là-bas mais sachez que nous ne sommes pas toutes aussi aptes à nous faire manipuler par un joli sourire. En ce qui concerne mon anormalité, vous avez parfaitement raison. Je suis loin d'être normale mais guère dans le sens ou vous l'entendez. Du moins je ne l'étais pas tout à fait il y a peu de temps."

Je le regardais essayé de comprendre mon charabia quelque peu incompréhensible en souriant, curieuse de savoir ce qu'il en déduirait. Je marquais une pause avant de répondre à sa seconde question soit d'où je venais. La réponse à celle ci me semblait beaucoup plus complexe puisque je n'étais même pas sûre de savoir moi même. Je levais les yeux au ciel lorsqu'il me dit e plus avoir de secret pour moi. C'était complètement faux. Il ne m'avait livré que des réponses partielles et je ne savait presque rien de lui si ce n'est qu'il venait du plus français des états des USA et qu'il trouvait parfaitement normal d'aborder une inconnue dans la rue de manière un peu trop intime sans se faire recaler de manière plus ou moins violente. Somme toute j'étais encore dans le noir complet en ce qui concernait sa personne.


"Je viens de Beacon Hill dans le Massachusetts. Mais je ne suis même pas sure que ce lieu existe réellement à vrai dire. Les choses ont été un peu confuses ces derniers jours... Disons juste que je ne suis vraiment pas d'ici. Mon monde à moi est un peu plus... spécial. Mais dites moi donc qu'est ce que ça signifie d'être un Originel ? Ce n'est pas un terme qu'il me semble avoir déjà entendu pour décrire quelqu'un."



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Sam 5 Sep - 14:29


Trop étonné par ses paroles je ne répondis pas tout de suite.
Déjà, je ne trouvais pas avoir été trop intime avec elle. Je lui avais parlé avec mon meilleur accent, mes plus belles phrases, et mes mots les plus engageants. Ensuite je ne comprenais pas très bien ce qu'elle entendait par « pas normale ».
Oui, elle ne l'était pas, je l'avais remarqué avec sa gifle. Mais selon elle, elle l'était différemment. Que lui était-il arrivé pour qu'elle ne soit plus normale désormais ? Perturbé par ses paroles, je ne pris conscience qu'un peu plus tard de ce qu'elle avait ajouté.

Elle ne connaissait vraiment pas le terme « d'Originel » et visiblement elle était curieuse d'en apprendre un peu plus.  Je me doutais bien qu'elle ne me dirait rien sur elle si je ne lui accordais pas une réponse un tant soit peu correcte sur ma personne.
Je m’éclaircis la gorge, conscient que ce que j'allais lui dire pourrait la choquer, ou même la faire fuir (ce dont je l'empêcherai, bien évidemment).

      - Eh bien commençais-je calmement, disons que c'est assez compliqué et que cela peu sembler farfelue. Surtout pour quelqu'un qui a l'air aussi terre à terre et qui refuse catégoriquement qu'on l'aborde finis-je en la taquinant un peu.

Je guettais son regard, ses réactions. Si elle commençait à paniquer, nul doute que je n'irai pas plus loin.

      - Le terme d'Originel signifie comme vous avez dû le comprendre « à l'Origine ». Grosso modo. Eh bien, ce terme, chez moi désigne les tous premiers vampires, c'est à dire Moi ainsi que ma famille. Chère Lydia, vous avez sous vos beaux yeux, un des cinq tous premiers vampires des Origines.  Quelle chance, n'est-ce pas ?

Ironiser sur la chose me faisait souvent rire. Cette fois encore, je n'échappais pas à la règle et je laissais un petit ricanement s'échapper de mes lèvres. Généralement, il y avait deux réactions bien distinctes :
- Celle que la majorité des gens avait : « Fuir, vite, ou je vais craquer et pleurer ».
- Ou bien celle moins courante : « Génial ! Transformez moi ! ».
Je me demandais bien de quel côté ma petite Lydia allait pencher. Vu son (mauvais) caractère, je penchais plus pour un petit côté de défis que je n'avais jamais croisé jusqu'alors. Mais je ne l'a laissait pas parlé. Je lui avait dis mon secret, à elle de me révéler le sien. Qui était-elle, d'où venait-elle, que ce passait-il ?

       - Alors, chère Lydia, dîtes moi ce qui était confus pour vous ces derniers jours. Dîtes moi ce qui vous ai arrivé.

Utiliser l'impératif après lui avoir dit qui j'étais me semblait évident. Elle n'oserait pas se défiler je pense. Défier un des tous premiers vampires ne serait pas très judicieux, surtout si elle voulait rester en vie.
Je la regardais dans les yeux. J'étais presque attendri par son air de défis et sa perplexité qu'elle tentait vainement de cacher, mais honnêtement, j'en avais marre de jouer au chat et à la souris. Elle était spéciale, et je voulais, je devais savoir en quoi.
J'étais persuadé que le savoir me permettrait de comprendre ce qui clochait avec mon hypnose. Je ne sais pas d'où venait cette impression.
Mais je savais que j'avais raison.







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Dim 6 Sep - 19:49
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Je souris doucement... Quelque chose de farfelu ? J'avais eu mon compte de bizarre pour plusieurs vous alors je n'étais pas sûre que ce qu'il allait me dire m'étonne plus que cela. J'étais préparé à tout. Je n'étais pas aussi terre à terre que ce qu'il voulait bien dire. Enfin je ne l'étais plus depuis un certain bout de temps. Et si je me montrais aussi méfiante c'est que j'avais rencontré mon lot de psychopathes et qu'il n'y ait pas de mal à se montrer prudente. Surtout quand on était comme moi c'est-à-dire sans beaucoup d'armes pour me défendre. Je me gardais de répondre à cette petite pique, l'encourageant par mon silence à poursuivre son explication et ainsi satisfaire ma curiosité.

J'haussais un sourcil lorsqu'il cracha enfin le morceau. J'étais assez incrédule face à la vérité. Un vampire hein ? J'étais à la fois un peu effrayée mais aussi surprise et encore plus curieuse. Cela n'aurait peut être pas du m'étonner plus que ça puisque je côtoyais loup-garous et autres créatures obscures mais je ne pouvais m'empêcher d'imaginer un homme tout blanc dormant dans un cercueil le jour et se transformant en chauve-souris quand on me parlait de vampire. Ou bien peut être la version plus édulcorée des romans pour adolescentes ou ceux-ci brillaient au soleil et récitaient des poèmes à la première cruche qui passait par là. Mon interlocuteur ne semblait rentrer dans aucune des deux cases. Je me rassurais en me disant que s'il était dans mon cas il ne devait pas non plus rester grands choses de ses aptitudes surnaturels ici. Du coup il souhaitait me prendre du sang il risquait plus de se casser les dents qu'autre chose.

"Vous faites plutôt jeune pour quelqu'un sensé être à l'origine de toute une civilisation..."

C'était la seule chose qui avait franchit la barrière de mes lèvres à ce moment là et j'étais prête à parier que vu la tête qu'il faisait ce n'était pas du tout à quoi il s'attendait. Mais, définitivement, je n'avais pas autant les pieds sur terre qu'il semblait le penser. J'hésitais un instant avant de lui dire ce qu'il en était pour moi, juste pour l'embêter un peu et surtout parce que je n'étais pas du genre à recevoir un ordre de quiconque. Finalement je me dis qu'il avait bien mérité d'en savoir un peu plus sur moi au vu de ce qu'il m'avait avoué... Je souris à la pensée de la tête de Stiles quand j'allais lui annoncer que les vampires n'étaient plus des créatures de fictions non plus. Enfin si... Tout était beaucoup trop compliqués !

"Et bien à vrai dire je me trouve dans la même situation que celle dans laquelle vous êtes. Ici, nous ne sommes que pures créatures de fictions issues de films et de séries du petit écran. J'imagine que vous avez constaté être privé de vos habilités surnaturelles. J'étais spéciale aussi  chez moi. Une banshee pour être exact... J'entendais des choses que les autres ne peuvent pas et je prédisais la mort des gens en faisant entendre ma jolie voix... Joyeux n'est-ce pas ? Mais je n'étais pas la seule a être différente l'un de mes meilleurs amis est à la tête d'une meute de loup-garous et autres créatures étranges, l'autre c'est fait posséder par un renard maléfique... Sans compter que l'un de mes exs se transformait régulièrement en lézard serial killer... Vous comprendrez ma prudence du coup... Surtout que, pardonnez mon insolence, mais vous me faites beaucoup penser au psychopathe auquel je dois le déclenchement de mon"don"..."

Je souris avec défi, à la fin de ma petite tirade, attendant de voir sa réaction. Vampire ou pas vampire, ici nous n'étions rendu qu'a être des personnes tout ce qu'il y avait de plus normal. J'étais peut être toujours sur mes gardes mais je n'avais plus aussi peur de sa colère, comptant sur le fait qu'il soit assez désarçonné par le fait de ne plus pouvoir compter sur des capacités hors normes...


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Dim 6 Sep - 21:49


Abasourdi.
J’étais totalement abasourdi, désarçonné, choqué par ce qu’elle venait de me dire.

Sans pouvoirs ?
Comment cela pouvait-il être possible ?
Qu’étais-je alors ? Un humain ? Un humain misérable sans pouvoir, sans distinctions sans rien ? Je… Je ne comprenais pas. Je venais juste d’arriver à New York, je ne pouvais pas avoir perdu mes pouvoirs ! Cela faisait mille ans que mon père essayait par tous les moyens de me tuer, s’il y avait eu un moyen pour que je perde mes pouvoirs, nul doute qu’il l’aurait utilisé sur le champs.

Mon regard se voila.

Qui étais-je désormais ?
Le rejeté ? Le mal aimé ? Le différent ? Qu’étais-je devenue ?

   - Tu te moques de moi j’espère ?

C’était la seule chose que j’avais pu dire, la seule chose à laquelle je pensais. Ce qu’elle avait dit ensuite m’était totalement passé par le dessus de la tête.

   - Rassure moi, l’histoire de la perte de pouvoir, c’est une blague ?

Au diable les vouvoiement, les bonnes manières ainsi que les belles tournures de phrases.
Une fois la passe d’incrédulité passée j’étais désormais dans une colère monstre. Une colère à tuer quelqu’un. De rage je frappais le mur, juste à côté de la tête de la rouquine et m’y adossait en me m’arrachant les cheveux, ma main droite en sang. Je ne sentais rien. Je ne voulais rien sentir. Je voulais être imperméable à toute réaction, à toute émotion.

- Bon Sang !

“Impossible, pas possible” marmonnais-je doucement sans m’arrêter.
Si Lydia n’avait pas fuit, c’est qu’elle avait une force de caractère impressionnante. Dans ces moments de démence, je faisais peur. Je le savais très bien.  
Je sentais toujours sa présence auprès de moi. Douce et tranquille. C’est qu’elle me calmait presque. J’inspirais longuement en laissant tomber mes bras à côté de moi.

  - Je ne sais pas vraiment mon âge. Je sais que j’ai aux alentours de milles ans. Mais j’ai arrêté de compter lorsque j’avais cinq cent, cinq cent dix ans, ça m’a gonflé dis-je d’une voix presque vibrante de colère.  

J’essayais de me contrôler. Je ne voulais pas faire peur à Lydia. Son tempérament me plaisait bien.

   - Tu es donc une petite Banshee ? La deuxième que je rencontre alors. La première c’était… C’était à Berlin en 1634. Belle rencontre, belle personne, beaux pouvoirs.

J’essayais tant bien que mal de changer de sujet pour oublier un instant ce que j’étais devenu.
Mais c’était dur. Trop dur. Je me sentais totalement impuissant. Les deux mains de part et d’autre de mon nez j’ajoutais avec un sourire sadique que oui, j’étais bel et bien un psychopathe.







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Mer 16 Sep - 22:47
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Je ne m'attendais pas à une telle réaction. Mais alors vraiment pas. Je n'avais pas penser une seule seconde que mes petites révélations puissent l'amener dans un tel état de détresse et de colère sourde mélangées. Il n'avait pas eu l'air de s'y attendre et je frissonnais malgré moi quand il me demanda, glacial, si je plaisantais. Tout à coup bien muette je ne pu que hocher la tête de droite à gauche. Oui, je disais la vérité. Mais non, je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit aussi dure à apprendre. Mais après tout je n'étais ce que j'étais que depuis peu de temps même s'il semblait s'être écouler une éternité depuis ma première rencontre avec Peter. Lui, il était, à ces dires, vampire depuis une réelle éternité. Comment peut-on accepter calmement que des siècles d'existence basculent d'une minute à une autre en un sombre cauchemar qui osait s'appeler le monde réel ?

Je fermais les yeux lorsque son poing se ficha dans le mur à quelques centimètres de mon visage. Tremblante, je les rouvris quelques seconde après avoir entendu la violence de l'impact. Il s'était éloigné de moi et adossé au mur juste à côté. Il répétait une litanie sans fin et j'aurais relevé l'ironie d'utiliser une expression telle que « Bon sang ! » dans sa situation si j'avais pu retrouver ma langue. Je grimaçais en voyant l'état de sa main salement amochée puis fut encore une fois surprise par la détresse qu'exprimait son visage ainsi que par la colère qui émanait de lui comme s'il en voulait à la terre entière. Je l'écoutais me parler de cette autre banshee qu'il avait rencontrée, curieuse malgré que je savais que la colère n'était pas du tout partit. Rares étaient ceux qui en savaient un peu plus sur mes « pouvoirs » et comme la plupart de ceux qui auraient pu m'en appendre d'avantage avait plutôt essayé de me tuer ou de jouer à de sordides jeux sadiques avec moi, je ne crachais pas dans la soupe si quelqu'un avait des informations quelconques. Mais je savais aussi que ce n'était pas le moment.

Lorsque je réussis enfin à stopper le tremblement de mes membres inférieurs, toujours un peu sous le choc -je ne m'attendais pas vraiment à une telle rencontre en sortant prendre l'air ce matin là- je m'approchais lentement de Klaus qui semblait en proie à ses démons. Je ne savais rien de lui ou de son histoire, enfin presque rien, mais à ce moment là, j'avais de la peine pour lui et je me sentais un peu coupable d'être à l'origine de son désarroi. Je n'avais pas voulu me montrer peste, je cherchais rarement à vraiment blesser quelqu'un intentionnellement. Je ne le faisais plus depuis longtemps du moins. Avec toute la douceur dont j'étais capable je pris sa main blessée dans la mienne, l'examinant avec attention. Ce n'était pas beau avoir et ça saignait assez pour que je me retrouve déjà tachée de quelques gouttes de liquide pourpre qui avaient fait leur chemin de mon poignet au manches de ma veste. Il ne fallait mieux pas que ça s'infecte sinon il resterait avec une méchante cicatrice...

« Je pense que j'ai de quoi soigner ça das mon sac, je me promène toujours avec une trousse de premier secours, Stiles est maladroit pour quatre... »

Je souriais doucement avant de me mordiller nerveusement les lèvres, sincèrement gênée. Je lui annonçait ce qui semblait être la pire des nouvelles pour lui et après e lui racontais ma vie comme si de rien n'était comme s'il en avait quelque chose à faire du manque d'adresse de quelqu'un qu'il ne connaissait pas.

« Je suis désolée... Je ne savais pas que c'était aussi important pour toi d'être... différent. Sinon j'aurais pris plus de pincettes pour te l'annoncer même si je suis pas très douée pour ça... »

Je n'avais pas répondue à sa confirmation d'être un psychopathes, aussi je tentais de radoucir les mœurs avec un petit sourire en coin et en le détrompant :

« D'après mon expérience avec les psychopathes, si tu en étais un tu ne l'admettrais sans doute jamais... »



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Sam 19 Sep - 11:46


Alors que continuais sans cesse de répéter ce qui pourrait ressembler à mon éloge funèbre, je sentis une main douce et chaude attraper la mienne, ensanglantée. Je relevais la tête pour voir Lydia en face de moi, tenant ma main dans la sienne. Je l'écoutais me dire qu'elle avait une trousse de soin avec elle.
Elle sorti un spray anti-sceptique « non piquant » pour m'en appliquer sur mes plaies. Je souri en réalisant que Mademoiselle Lydia ne voulait sans doute pas que ça pique lorsqu'elle s'en mettait. La regarder faire me faisait encore davantage réaliser que je n'étais plus qu'une créature vulnérable désormais. Vampire, jamais je n'aurais eu besoin de ce désinfectant.
Lydia était douce dans ses gestes, et n'avait eu aucune envie de me blesser en m'apprenant cette odieuse vérité. Elle rajouta qu'elle ne pensait pas que j'étais un psychopathe. Si elle savait.

   - Tu sais ma chérie, lorsque pendant mille ans, tout le monde te répète que tu n'es qu'une bordille sans cœur, égoïste, complètement fou sans aucun respect pour sa famille, que l'on te dit que tuer ne résout point les problèmes... Tu finis par comprendre que tu es bien comme la description que les gens et plus particulièrement ta famille fait de toi.

Les yeux baissés sur ma plaie qui saignait bien moins, je relevais la tête pour observer le visage de mon infirmière de fortune. Cette ex-Banshee n'était pas quelqu'un de mauvais. Pourtant, d'après ses dires, elle avait dû en rencontrer des psychopathes comme moi. Elle me faisait un peu penser à Cami. Si ce n'est que la différence était qu'elle avait des pouvoirs, alors que Camille n'en avait pas.

Elle avait finit et se recula un peu pour regarder son œuvre. Ma main était enroulé dans un bandage qui commençait déjà à me démanger. Je voulais repartir à la Nouvelle-Orléan. Je m'en voulais d'avoir ainsi fuit les problèmes qu'il y avait là-bas, pensant que mon frère et Marcel pouvaient gérer la ville. Ma ville.

    - Ma vie serait trop longue pour te la résumer en une journée plaisantais-je. Mais tu peux facilement imaginer combien il est dur pour moi de réaliser que je suis un humain banal alors qu'il y a quelques jours, j'étais encore le vampire le plus puissant du monde.

Cette phrase relevait mon narcissisme, mais il ne s'agissait que de la vérité. J'étais crains, j'étais détesté (je le serais sans doute toujours), personne ne se mettait en travers de mon chemin. Si d'aventure quelqu'un venait à faire courir la rumeur que je n'étais plus qu'un humain, aucun doute que plusieurs centaines de personnes, vampires et loups-garous compris, essaieraient de me retrouver et de me faire la peau. Mon statut de vampire me garantissait la sécurité. Aujourd'hui, je n'étais plus en sécurité nulle part.

   - Sinon, Lydia, changeons de sujet. Parlons un peu de toi. Sais-tu exactement en quoi consistent tes pouvoirs ?

D'après les légendes de rue, ou même les rumeurs, les Banshee ne savaient souvent pas d'où venaient leurs pouvoirs, pourquoi ça leur tombait dessus et ce qu'elles devaient en faire. Les pauvres étaient assez ignorantes en la matière. Je serais ravie de l'aider à en savoir plus sur son espèce.
Je me relevai de façon être totalement debout, et d'un geste de ma main bandée, je l'invitais à poursuivre son chemin dans le parc à mes côtés.


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Dim 27 Sep - 21:04
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Après avoir sorti mon matériel de la parfaite petite infirmière, je m’attelais à la tâche avec autant de douceur qu'il m'était possible. C'était un peu idiot car il devait en avoir vu bien d'autre et ce n'est certainement pas une blessure  du genre qui devait le gêner réellement. D'un autre côté celle-ci avait plutôt mauvaise allure, il ne s'était pas raté, et je préférais lui éviter maintenant d'éventuelles complications  futures ou bien de se retrouver avec une vilaine cicatrice. Ce n'était pas la première fois que j’exécutais ce genre de tâches. J'avais pris l'habitude de venir en aide à la mère de Scott ou à Deaton lorsqu'un membre de la meute se faisait blessé lors d'un énième combat contre des forces obscurs. J'avais l'impression d'être utile dans ces moments là plutôt que lorsque j'étais encore et toujours la damoiselle en détresse qu'il fallait venir secourir ou bien celle dont les pouvoirs qu'elle ne contrôlait quasiment pas était plutôt synonyme de malheur que d'aide véritable. J'avais peur constamment pour mes amis qui n'avaient pas tous la capacité de Scott, de Derek ou de Liam de guérir à une vitesse surnaturelles. Certains d'entre nous étaient plus vulnérable que d'autres. Je n'avais pas l'épée de Kira ni les griffes de Malia. Je n'avais pas la force de Scott ni la pratique de Derek. Et je n'avais pas les capacités qu'avaient Allison pour manier les armes. Mais malgré tout j'avais plus peur pour eux que pour moi. Surtout pour Stiles qui n'avait aussi pour se défendre que son esprit acéré. Je refusais totalement de devoir, impuissante, les ressentir passer de l'autre côté. Je n'avais plus été la même après avoir crié pour Allison, après avoir perdu Aiden. Je ne me sentais pas capable d'affronter la mort de ceux que j'aimais encore une fois.

Après avoir nettoyé la plaie du mieux que je le pouvais, je commençai à réaliser un bandage de fortune tout en écoutant d'une oreille ce qu'il me disait. Comme je m'en étais doutée c'était un personnage complexe. Il était loin d'être tout blanc mais ne semblait pas définitivement perdu dans les tréfonds de la noirceur. Je ressentais sa peine lorsqu'il évoquait le rejet de sa famille. Il y avait de la résignation derrière ces mots comme s'il avait définitivement accepter d'être comme les autres le voyait. Je refusais de croire qu'il était le monstre qu'il décrivait avec amertume. Je tiltais à peine à la mention des meurtres qu'il avait commis bien trop habituer, hélas, à ce genre de pratique. J'avais côtoyer tellement de loups dont l'instinct de chasseur reprenait parfois le dessous que je ne parvenais pas à croire que du sang sur les mains faisait de vous quelqu'un de perdu à jamais. Je croyais au deuxième chance, j'y étais presque obligée étant donné que je semblais destinée à toujours tomber sur les mauvais garçon.

« Je ne crois pas qu'il existe de cas irrécupérable... Et une famille ne devrait jamais rejete l'un de ses membres, quoi qu'il arrive. »

Peut être donnais-je mon avis sans y avoir été invitée mais je le pensais réellement. Même Derek n'avait pas rejeter son oncle alors qu'il avait commis les pires crimes... Ce qui s'était d'ailleurs avérer être une erreur qui aurait pu nous être fatal mais la famille était quelque chose d'important, que ce soit celle du sang ou bien celle qu'on se choisissait comme celle que je retrouvais au sein de la meute. Je ne pouvais pas imaginer qu'on puisse abandonner, un frère, un fils pour ses mauvaises actions. Pour moi, la solitude e pouvait faire qu'empirer les choses.

Je me reculais après avoir fixé le pansement, admirant brièvement mon œuvre avant de relâcher doucement sa main. Je souris en rangeant mes affaires dans le fond de mon sac à main. Je l'écoutais évoquer le fait qu'il était jusqu'alors le vampire le plus puissant de l'univers et se plaindre de ne pas pouvoir maintenant venir à bout d'une simple coupure. Je levais les yeux aux ciel devant sa mégalomanie, son narcissisme m'amusant plus qu'autre chose. Je me doutais qu'il ne pourrait pas me résumer mille ans d’existence mouvementée en quelques minutes et je comprenais qu'il se sente tout d'un coup bien vulnérable face au monde extérieur. Surtout que, de ce que j'avais compris, il devait avoir un paquet d'ennemis.

Je restai surprise un bref instant lorsqu'il changea de sujet, déviant la conversation sur ma personne. Je compris qu'il ne désirait pas spécialement parler de plus de lui ou de ces malheurs actuels. Aussi je lui emboîtais le pas, ressentant moi aussi le besoin de marcher un peu. Je n'étais pas contre le fait de faire un bout de chemin à ces côtés surtout s'il avait des choses à m'apprendre sur moi, mes connaissances en ce domaine étant, à mon plus grand désarroi, assez maigres. Je pris d'ailleurs un air assez dépité à cette constatation amère.

« Et bien je ne sais pas grand chose à vrai dire. Je ne le contrôle pas...Tout a commencé quand un loup-garou m'a mordu et qu'on a découvert que j'étais immunisée contre la lycanthropie... Enfin ça a quand même déclenché « ça ». Je me suis mise à me retrouver de plus en plus sur des scènes de crimes sans savoir comment j'étais arrivée là et à entendre des choses que je suis la seule à percevoir... »



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Sam 10 Oct - 13:36


Comme je m'en doutais, la pauvre était complètement ignorante concernant son don.
Pour elle, de toute évidence, ce n'en était pas un, mais à mes yeux, c'était pourtant bien ce qu'il représentait. Sentir les gens passer de l'autre côté... Ce devait être merveilleux puisque dans un certain sens, ils la traversaient et je voyais cela comme s'ils restaient en elle, avec elle. Mais, vu le ton que Lydia avait employé pour désigner ses pouvoirs, elle ne devait pas avoir conscience de ce qu'ils importaient.
Je ne connaissais sur les Banshee que ce que ma délicieuse connaissance m'avait appris il y a quelques siècles, et vu son ignorance, je trouvais qu'un petit cour d'histoire s'imposait :

   - Les banshee sont des êtres complexes
commençais-je doucement. Les banshee sont des créatures de légendes irlandaises ou du moins, de légendes celtiques et peut-être ne le sais-tu pas, mais elles étaient souvent attachées à une famille et chaque famille possédait sa propre banshee. Elles leurs annonçaient la mort d'un de leur proche.

Je tournais la tête vers elle pour lui sourire. J'étais persuadée que ces légendes celtes étaient véridiques et j'étais aussi certain que Lydia ne se rendait même pas compte qu'elle était attaché à quelqu'un ou à une famille.

   - Je trouve ça beau. Être la créature protectrice d'une famille, la prévenir qu'elle va subir un deuil. Tu ne t'en rends pas encore compte ma chérie, mais ton pouvoir n'est pas quelque chose de mauvais. Tu aides tes amis ou ta famille à se préparer à la mort de l'un des leurs.

Nous continuions de marcher sur le sentier, et je restais silencieux quelques minutes avant de continuer :

   - Si une banshee avait été attaché à ma famille, nul doute qu'elle m'aurait été très utile vu le nombre de deuil que j'ai subi. N'as-tu pas une idée de qui tu pourrais être attachée ? Je ne pense pas qu'une banshee soit perdue dans la nature comme toi.

Je m'arrêtais pour la regarder, tout en tripotant nerveusement mon bandage de fortune. Si ma famille avait eut une banshee, nous nous serions attendu à la mort de mes frères, Kol et Finn. Sans que je ne sache qui allait mourir, j'aurais pu me préparer.
Je n'étais pas très proche de mes frères, pourtant leur mort m'avait affecté, parce qu'après tout, la famille restait la famille. Ils avaient été mes compagnons de jeu lorsque je n'étais qu'enfant, ils avaient subi ma colère dévastatrice sans vraiment s'en venger par la suite, Kol me provoquait toujours avec son sourire narquois que je lui empruntais parfois.
Ils étaient mes frères, et je les aimais à ma façon. Décidément, quoi que dise Lydia, son pouvoir était un don du ciel.


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Lun 26 Oct - 18:41
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Je buvais littéralement ses paroles, avides d'information qui pourraient m'aider un minimum à mieux comprendre ce que j'étais. Je devais trouver un moyen de calmer mon blocage et apprendre à vivre avec mes « facultés » à défaut de pouvoir les contrôler et pour cela j'avais besoin de comprendre d'où elles venaient. Pendant un temps, j'avais cru pouvoir maîtriser ce don que je n'avais pas réclamé mais plus le temps passait, plus les cadavres s'accumulaient et moins j'avais l'impression d'être utile au sein du groupe, simple annonciatrice de mauvais présages. Pourtant, on ne cessait de me répéter que cet instinct sur-développé avait été utile en de nombreuses situations. Grâce à lui, j'étais parvenue à percer le code de la dead-pool qui aurait pu venir à bout de toutes les créatures surnaturelles de Beacon Hills si nous n'étions pas intervenus à temps. Malgré ça, j'avais toujours l'impression d'arriver trop tard, de ne pas être capable, comme Scott de sauver les innocents .

Je jouais avec une mèche de mes cheveux, pensive, tandis que Klaus évoquait la mythologie irlandaise. Ces créatures dont il parlait, me paraissait à mille lieues de moi, tellement moins... réelles. Elles me faisaient un peu penser à de tristes divinités nordiques condamnées à être synonymes de deuil et de souffrance. Je n'étais pas à l'aise avec l'idée de m'assimiler à elles. J'avais du mal à voir en elles, et donc en ce que j'étais, un symbole de paix et de beauté, je n'arrivas pas à assimiler la mort d'autrui comme quelque chose de beau auquel il fallait se préparer et préparer les autres. Surtout que mon expérience avec la mort n'avait été que brutale. Ma meilleure amie, Allison, était morte en essayant de me sauver alors que ce n'était qu'une adolescente sensée avoir la vie devant elle... Je n'arrivais moi même pas à faire mon deuil, je ne voyais pas comment je pouvais aider les autres à faire le leur. Je rendis tristement son sourire à mon interlocuteur, guère convaincu par ce qu'il avançait mais ses paroles sonnait toutefois rassurantes à mes oreilles. Il avait une douceur dans ses mots, m'empêchant de l'assimiler au psychopathe qu'il prétendait être.

« Je ne suis pas certaine de pouvoir endosser ce rôle de protectrice... Je ne crois pas être assez forte pour ça. J'ai l'impression de mourir un peu à chacun de mes cris, je les ressens passé de l'autre côté. Je ne vois pas comment je peux assimiler ça à quelque chose de bien... »

Je parlais rarement de ce que je ressentais lorsque mes pouvoirs avaient le malheur de se manifester à l'aube du décès d'une personne qui m'étais proche, ou non. Mais étrangement je me sentais en confiance auprès de cet homme bien qu'il m'avait révéler tantôt des aspects peu recommandables de sa personnalité. Quelle étrange après-midi... Je l'écoutais m'avouer avec amertume qu'il aurait apprécié qu'une banshee se soit tenu au côté de sa famille dans les pertes qu'il avait subi. Je le regardai avec tristesse, compatissante. Il avait l'air tellement brisé par la vie, vie qui avait du être longue à ce que j'avais compris... Il avait l'air de tenir à sa famille, pourtant elle n'avait pas été toujours tendre avec lui de ce que j'avais appris. Je trouvais ça beau. Beau et triste à la fois.

« Je suis sincèrement désolée pour les pertes que tu as subi... Vraiment. »

Je réfléchissais à sa réflexion quant à mon attachement à une famille à en particulier. J'aurais pensé dans un premier temps que ce n'étais pas le cas. Mais en y réfléchissant bien, j'avais crié quand Allison avait succombé, j'avais crié aussi quand Stiles, possédé par le Nogitsune ne tenait plus à la vie que par un fil, j'avais crié pour Derek avant qu'il « évolue » mais je n'avais pas crié pour Aiden. Je l'avais simplement senti me quitter. Mais je n'avais pas crié. Parce qu'il était un Oméga. Parce qu'il n'était pas membre de la meute. De ma meute, de ma famille.

« Je n'en suis pas sure mais je crois que c'est le cas... Je crois que je suis rattachée à une famille... »



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Sam 7 Nov - 21:46


Je l’écoutais patiemment me raconter ce qu’elle ressentait. Et je compris bien vite la nature du problème.

   - Lydia commençais-je doucement, tu ne parviens pas à assimiler tes pouvoirs à quelque chose de bien parce que tu les diabolises.

Je fis une pause avant de reprendre tout aussi tranquillement :

   - On ne naît pas fort, Lydia on le devient. J’ai appris à l’être, et je le suis aujourd’hui. Pourtant avant je ne l’étais pas. J’ai eu une enfance difficile, avec un beau-père violent, je n’étais pas fort. J’étais faible et je me cachais auprès de ma soeur parce que j’avais peur de celui que je considérais alors comme mon père. Prends sur toi comme je l’ai fais. Je ne dis pas que cela sera facile bien au contraire. Tu auras du mal, parfois tu voudras abandonner et te dire que le mieux est de subir. N’oublies jamais que pour ne plus subir tes pouvoirs tu dois d’abord les accepter et ensuite les surmonter.

Ce discours que je venais de lui citer n’était rien de plus vrai. Je ne comprenais même pas moi-même pourquoi je lui en disais autant sur moi, alors que ce n’était pas mon genre. Mais cette fille me donnait vraiment envie de me confier à elle, encore plus qu’à Cami. Et ce n’était pas peu dire.
En l’écoutant me dire qu’elle pensait être rattaché à une famille je commençais à me dire que ces légendes irlandaises avaient donc du vrai, au fond.

   - Vraiment ? demandais-je, tu penses être rattaché à une famille ? Qui donc ?

Je voulais vraiment en apprendre plus sur elle parce qu’elle m’intriguait. Sa vision de ses pouvoirs m’amusaient et m’attendrissaient, sa témérité m’impressionnait.
Nous continuions de marcher tranquillement sur le petit sentier, sans forcément nous presser.

  - Ne te sens tu pas mieux sans tes pouvoirs ?

Cette question anodine me faisait penser à ce que je lui avais dis précédemment.

   - Puisque tu sembles tant détester tes pouvoirs, tu dois être soulagé de ne plus les sentir. Pourtant, si un membre de cette famille que tu protèges meurt, je suis persuadé que tu seras désespéré de ne plus avoir tes pouvoirs. Peut-être alors que ce sera un déclic pour toi, même si je ne te souhaites en aucun cas un deuil.

Je marquais une pause et fis buter mon pied contre un petit caillou qui s’envola à quelques mètres de nous.

   - Mes pouvoirs me manquent confiais-je. Je me sens vulnérable alors que depuis mille ans, je n’ai pas eu ce sentiment. C’est dur. C’est dur Lydia de se dire que peut-être dans une heure je mourrai, ou que dans un mois je serai dans un état végétatif. C’est vraiment très dur.


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Ven 20 Nov - 20:03
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Bien entendu que je diabolisais ces pouvoirs. Je n'arrivais pas à les assimiler à quelques choses de bien. C'était tellement morbide que mon instinct me dirige toujours vers des scènes funestes.  J'aurais voulu pouvoir sauver les gens plutôt que de devoir les préparer à leur mort imminente. Je ne me sentais pas les épaules pour supporter tout ça mais je n'avais pas le choix. J'avais tellement peur que ce soit disant don ne me conduise à subir la mort d'un de ceux que j'aime, impuissante comme toujours. D'un autre côté ces pouvoirs me faisaient me sentir spéciale et je me sentais affreuse de penser ainsi. Avant que tout ne commence j'avais beau être ce cliché ambulant de la reine du lycée, je n'existais pas vraiment. Je n'avais pas d'identité propre, une de ces éternelles jolies potiches. Personne, ou presque,  n'avait compris ce que j'étais vraiment : perdue derrière l'image qu'on voulait se donner de moi. Quand Peter m'avait mordu tout s'était enchaîné peu à peu. Je n'avais été, pendant un temps, qu'une marionnette à qui il pouvait faire tout ce qu'il voulait. Et puis, quand il était arrivé à ses fins, lorsque j'avais, à demi consciente de mes gestes, permis sa résurrection, je m'étais retrouver seule avec ses nouvelles « capacités » que je ne contrôlais pas. Mon  attitude plus qu'étrange m'avaient faite passer pour la folle du village mais d'un autre côté m'avait rendue unique. Je n'avais plus besoin d'être celle qu'on attendait que je sois. Je pouvais enfin montrer que j'étais loin d'être une écervelée. J'avais trouvé des gens qui m'aimaient pour ce que j'étais, une famille.

Je l'écoutais poursuivre sa tirade avec la vague impression d'être une enfant qu'on réprimande. Mais j'en avais besoin. Tout ce qu'il disait était d'une justesse irréfutable. Et je me trouvais bien faible de ne pas être capable d'endurer ce qui m'arrivait en comparaison de tout ce qu'il avait eu à vivre. Je trouvais une résonance bien plus profonde de mon histoire dans la sienne. Il avait eu du mal à vivre avec ce qu'il était lui aussi mais moi au moins j'avais eu la chance à un moment de trouver un entourage aimant. Cette famille fidèle et prête à mourir les uns pour les autres que j'avais était d'une aide incommensurable alors que la sienne semblait morcelée incapable de l'intégrer complètement. Je me sentais tellement connectée à ce que cela avait pu être que je ne pu empêcher mes larmes de couler. Je ne savais pas si c'était à cause de mon égoïsme ou pour le petit garçon qu'il avait du être, rejeté pour ne pas dire plus par la seule figure paternelle qu'il avait. Rageusement j'essuyais ces traîtresses, nouvelles preuves de ma faiblesse. Je voulais être en mesure de faire ce qu'il me disait : supporter, accepter, ne pas abandonner. Ne sachant pas quoi répondre à tous ces mots d'une incroyable justesse je me contentais de répondre à la question qu'il me posa ensuite.

« Je ne suis pas sûre... Mais si les légendes irlandaises laissent place à l'interprétation et que la famille telle qu'elles ne l'entendent n'est pas forcément un ensemble de personnes liées par le sang, alors ils se pourraient que je soit rattachée à la famille que je me suis créée. La « meute » que mon ami Scott,  loup-garou depuis peu, à rassembler. Mes amis les plus proches. Lorsque mes « pouvoirs » se déclenchent ça a toujours un rapport avec eux... »

Plus j'y pensais, plus cette option me semblait réaliste. Ça expliquerait beaucoup de choses. Je ne pouvais pas en être sûre mais c'était plausible. Je réfléchissais pendant un moment dans ce silence agréable qui s'était installé. Je marchais sans vraiment m'en rendre compte à ces côtés. Je n'avais pas la moindre idée de combien de temps s'étaient écoulé depuis que j'étais sorti... Je n'avais plus vraiment de notions spatio-temporelles c'était un peu étrange mais ça me convenait très bien.

Puis, il me demanda si je me sentais mieux sans mes pouvoirs. Je pris un long moment avant de répondre, indécise. Je n'aurais pas vraiment dû l'être après tout ce que j'avais dit. Mais après tout je m'étais peut être menti à moi même en rejetant ma nature de banshee. C'était une partie de moi. En vérité, je me sentais vulnérable sans mon don que je prétendais tant détester et plus que tout, complètement banale. Mais j'avais l'impression que je ne pouvais pas me permettre de penser ainsi. Je repensais aux rares fois où mes pouvoirs avaient permis d'aider. Lorsque j'avais pu déchiffrer la Dead-Pool  ou conduire Scott au Nemeton. Ces moments existaient et je ne pouvais pas en faire abstraction. Je me disais que peut être j'aurais pu nous sortir de cette situation si j'avais toujours été dotée de mes capacités de banshee. Je m'en voulais désormais d'être complètement inutile, ne pas pouvoir aider Stiles. La suite de sa question me rappela, d'un autre côté pourquoi j'avais tant de mal à accepter cette partie de mon existence.

« Je crois qu'il est trop tard pour me souhaiter de ne pas connaître le deuil. Ma meilleure amie est morte il y a peu de temps, et crier pour elle a été une expérience terrible, que j'aimerais ne jamais avoir à revivre. Mais d'un autre côté je me sens complètement démunie sans ma partie « banshee », je n'ai plus rien de spéciale... »

Je l'écoutais calmement me dire ce que signifiait pour lui la pertes de ses aptitudes surnaturelles et je ne pu que le comprendre. Je n'avais découvert l'existence de tout ce qui sortait de l'ordinaire, et était moi même une créature de mythe que depuis très peu de temps et pourtant je me sentais impuissante sans cette toute récente partie de moi. Alors, pour lui qui était un vampire depuis des siècles, cela devait être un sacré choc. Devant sa détresse visible, je ne pu m'empêcher de poser une main sur son bras, compatissante, en tentant de le réconforter.

« Je suis désolée... Je ne parle que de mes petits malheurs mais je comprends que ce doit être tellement pire pour toi... Mais je pense pas que cette situation soit éternelle ? Peut être que tout reviendra à la normale bientôt? Enfin normal... Ou peut être que tu apprécieras certains côtés d'être humain ? »


Spoiler:
 


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Sam 12 Déc - 17:28


Elle me faisait de la peine. Sincèrement. La pauvre ne savait pas vraiment qui elle était avec ses pouvoirs. Sans, elle était dans une situation semblable. Elle devait apprendre à se trouver, puisque de toute évidence, elle n'avait pas réussi à le faire auparavant. Il fallait qu'elle se découvre, qu'elle découvre son "moi" humain. Je lui jetais un sourire :

   -    Il faut que tu apprennes à te connaître. Tu sais, c'est comme avec les animaux sauvages. Tu n'avais pas réussi à dompter ta nature surnaturelle et de toute évidence, tu n'arrives pas à dompter celle mortelle. Ce sera long et difficile, mais tout est une question de connaissance. Je suis persuadé que tu es quelqu'un de formidable. Et je pense que nous le sommes tous à vrai dire, et qu'il faut juste découvrir ce côté de caractère et de personnalité. Pour te dire, la plupart des gens n'a pas confiance en moi, et cela se comprend à vrai dire dis-je en riant légèrement. J'ai trahi de nombreuses fois mes alliés, j'ai tué nombre d'amis, j'ai comploté contre ma famille lorsque celle-ci était contre moi… Je comprends que l'on ne me fasse plus confiance. Traîner mille ans de malheur, mille ans de fuite à travers le monde forge un caractère et vous change en quelqu'un de différent. Je suis différent qu'il y a mille ans, je suis différent que lorsque j'étais enfant… Je me suis trouvé pour ainsi dire, pour l'instant, et parfois on se découvre encore. Il faut juste que tu "délimites" dis-je en appuyant sur ce mot et en le soulignant de guillemets ton caractère global.

Je me connaissais déjà mais il était vrai que j'en découvrais toujours sur moi. Et je connaissais plusieurs facettes de moi : celui sanguinaire et violent (celui que je préfère en soi), celui plus sensible, tel que je l'étais actuellement avec elle, et enfin celui plus perdu qui oscillait entre ces deux extrêmes.

Elle devait faire de même.

Nous continuions tranquillement notre bout de chemin ensemble et je l'écoutais avec plus d'attention encore que lorsque j'écoutais Elijah. Je trouvais cela fascinant qu'elle ait réussi à se créer une famille. Je ne pensais pas cela possible pour les banshee. Dans le sens où leurs pouvoirs marcheraient avec cette nouvelle famille qui n'était pas liée par le sang. Leurs liens amicaux devaient être tellement forts, ils devaient être tellement soudés que cela avait dépassé les limites surnaturelles. C'était tout bonnement fascinant. Si seulement, ma famille pouvait être telle que la sienne ! Pour l'instant, la famille Mikaelson est à peu près soudée. Pour l'instant, combien de temps cela va-t-il durer ?
Que cette situation ne soit pas éternelle ? Je l'espérais bien ! Elle ne pouvait pas comprendre, je pense ce sentiment de vulnérabilité. J'étais vulnérable. Je n'étais plus le loup sanguinaire mais le petit écureuil qui saute d'arbres en arbres. Je ne pouvais pas apprécier cette vie-là… Elle était trop simple et j'étais trop compliqué, trop instable. Je ne pouvais pas et ne pourrai jamais me fondre dans la société.

   -    Tu sais chérie, je n'étais pas seulement un vampire. Je n'étais pas seulement un des vampires des Origines. J'étais un hybride, le seul au monde jusqu'à… Il y a peu de temps ! J'étais à moitié-loup-garou, cadeau de mon vrai père. Donc j'étais plus qu'un membre d'une famille de vampires des Origines. J'étais le plus puissant vampire du monde, mais je crois te l'avoir déjà dit. Te rends-tu compte de cette vulnérabilité qui m'envahit alors que je marche à tes côtés, dans ce parc bondé ? Te rends-tu compte de cette peur qui me secoue les entrailles lorsque je songe à ma potentielle mort ? Alors que quelques heures auparavant, même un pieu était inefficace contre moi ? Lydia, essaie seulement de me donner des points positifs de cette vie humaine ! Parce que tant d'ennuie me donne juste envie de me jeter d'un pont
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Lun 21 Déc - 17:04
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Je l'écoutais évoquer les atrocités qu'il avait commises avec une distance qui me surprenait moi même. Quelques mois voir quelques années en arrière, j'aurais sûrement réagis d'une toute autre façon mais là je gardais tout à fait mon calme, marchant sereinement à ses côtés. Je comprenais un peu qui il était et pourquoi il agissait comme il le faisait, comme il l'avait fait fait précédemment dans sa vie. Il se protégeait en quelques sortes. Il était tellement plus facile de se faire détester, de se faire craindre que de se laisser aimer après tout. Je n'étais pas une fine psychologue mais je connaissais bien se sentiment. J'avais moi même créer des barrières autour de moi il y a bien longtemps, me cachant derrière un masque qui n'était pas moi. Et puis certaines personnes étaient entrée dans ma vie, faisant tomber à terre mes défenses une par une. Je m'étais attachée irrémédiablement à ses personnes et je m'étais rendu compte que je m'étais trompé jusque là. Avoir des gens qu'on aime et qui nous aiment autour de nous n'étais pas seulement une faiblesse, c'était aussi et par dessus tout une force inconsidérée. Bien sûr perdre l'un d'eux était quelque chose dont on ne penser jamais pouvoir se remettre, on gardait d'ailleurs des cicatrices à vie, mais c'était aussi tellement rassurant d'être entouré. Je m'aimais beaucoup plus qu'avant et j'apprenais chaque jour à me connaître même si, comme c'était l'objet de cette conversation, j'avais du mal à comprendre la banshee en moi.

Je sentais son désespoir lorsqu'il me confia comment il se sentait sans son côté surnaturel qui le définissait depuis des siècles. Il n'avait pas été humain depuis tellement longtemps, qu'il ne savait pas comment faire face à tout ça. Il avait l'habitude d'être d'une puissance supérieure à celle de tous, il aimait être craint et respecté. Je comprenais mieux ce besoin de dominer maintenant que je savais qu'il était à moitié loup-garou. C'était une manière de voir qui m'était familière, moi qui avait côtoyé nombre d'alpha qui ne pouvait supporter de ne pas  tout contrôlé. Je ne pouvais pas prétendre comprendre tout à fait sa peur, j'avais toujours été une des plus vulnérables du groupes et même si cela m'agaçait parfois de ne pas avoir la force surnaturelle des autres, j'apprenais à faire avec. Je n'avais jamais connu ce sentiment de surpuissance, aussi ne pouvait-il pas me manquer comme il le faisait pour lui. Je me sentais totalement impuissante face à son désarroi, je ne pensais pas être capable de trouver les bons mots pour le rassurer, je n'étais même pas sûre qu'ils existent. Ce n'était pas une des crises de panique de Stiles que je parvenais toujours à calmer d'une manière ou d'une autre, c'était mille fois plus profond, et je n'avais pas la bonne réponse.

« Je suis désolée... Je ne peux pas imaginer comment ce doit être compliqué... Mais après tout beaucoup d'êtres humains survivent très bien sans capacités miraculeuses peut être y arriveras-tu aussi ? Je l'espère en tout cas. Ce monde n'a pas l'air si dangereux... »

Mes réponses étaient faibles, guère motivées par l'entrain. Je croyais moi même peu au pouvoir réconfortant de mes mots. Je m'arrêtai de marcher pour lui faire face. Je voulais faire passer toute la compassion que j'avais par mon regard bien que je savais que ce n'était pas du tout suffisant. C'était tout ce que j'avais. Vampire-loup-garou ou pas, il n'en restait pas moins un personne avec une aura impressionnante. Charismatique au premier coup d'oeil, je doutais que quelqu'un ne se risque à lui chercher des histoires. Il avait cette stature altière des gens qui savent ce qu'ils veulent, qui prennent sans demander la permission et en même temps des yeux qui reflétaient le fait qu'il en avait vu beaucoup, marqué par une vie qui n'avait pas toujours été tendre. Je n'avais pas vraiment l'impression de faire face à un psychopathe meurtrier mais plutôt à un homme perdu.

« J'imagine que les choses sont différents en tant qu'humain, les sensations différentes... Peut être que cette nouvelle façon de sentir, de ressentir te seras profitable ? Savoir que la vie peut prendre fin à tout moment est-ce que ça ne nous permet pas de mieux apprécier l'instant  présent ? Est-ce qu'on n'accomplit pas certaines choses qui peuvent changer notre vie sous l'impulsion du moment, simplement parce que tout peut s'arrêter demain ? On comprend mieux les autres quand on est comme eux... »


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Mer 23 Déc - 15:43


Même si je n'étais pas, au premier abord d'accords avec elle, sa dernière phrase me fit réfléchir plus longuement. Il était vrai qu'avec le temps, je me fichais éperdument de mon futur, puisque je me savais immortel. Mais désormais, ce n'était plus le cas. J'étais vulnérable et chaque choix que je ferai influencera plus ou moins mon futur.  Et il était bien évident que j'apprendrais davantage à apprécier la vie désormais, puisque je pourrais la perdre à chaque instant. Avant, je me fichais du lendemain, désormais je devrai y penser, me demander ce qui allait se passer. Peut-être que je passerai des heures mais il était évidemment que je passerai sans doute des heures aussi à me morfondre, à me demander ce que le lendemain me réservera. Là où je considérais auparavant les humains comme misérables, je me retrouvais comme eux.

Cette constatation me provoqua un rire amer.

Cette constatation en entraînant d'autres, je comprenais mieux pourquoi la jeune Gilbert c'était tant battu pour vivre, lorsque je l'a harcelait pour avoir son sang. cette peur de perdre la vie me hantait aussi, désormais. En étant vampire, j'en avait totalement perdu la notion, et je tuais sans vraiment me rendre compte de ce que cela signifiait. Puis, je me demandais ce qui avait bien pu me passer par la tête avec cette histoire de sang. Le but que je poursuivais alors était… stupide. Cela me faisait vraiment mal de l'admettre, mais c'était pourtant le cas. Ce besoin d'avoir une armée derrière moi pour me protéger prouvait encore cette paranoïa que tout le monde m'attribuait et que pourtant, je n'avais jamais vraiment remarquée.  Lydia ne trouvait pas ce monde très dangereux, pourtant je le trouvais d'une hostilité sans égale. N'importe quoi pouvait arriver. N'importe quoi pouvait nous ôter la vie…

   -    Il est vrai que les sensations sont… Eh bien différentes concédais-je à contrecœur, j'ai l'impression de ne pas ressentir avec autant de puissances les sentiments tu vois ? Avant, mes sentiments, mes humeurs semblaient décuplées ce qui pourrait expliquer toutes ces colères noires dans lesquelles je suis rentré et pendant lesquelles j'ai fait des carnages. C'est bizarre et honnêtement, je ne saurais pas te dire si j'apprécie cela ou non. Je me sens moins sous pression, moins prêt à exploser. Alors qu'avant, cela pouvait arriver n'importe quand.

Je ne mentais pas dans ce que je disais. Si je comparais mes sentiments maintenant, ils semblaient moins forts et moins enclin à m'entraîner dans mes excès de colères qui me caractérisaient. Quel étrange phénomène. Je me demandais si elle aussi avait cette impression :

   -    C'est pareil pour toi ? Demandais-je, impatient de connaître sa réponse.

Le jour commençait à décliner. Depuis combien de temps nous parlions nous ? Un moment sans doute. Dire que je n'avais pas du tout vu le temps passer à ses côtés ! Elle était une interlocutrice idéale, c'était évident et même si tout, au départ n'avait pas commencé de la meilleure des manières, j'étais vraiment heureux de voir où notre première altercation nous avait mené. Je me tournais vers elle et lui sourit. Pour une première rencontre dans cette ville où je ne connaissais personne, ce n'était pas trop mal.


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Sam 23 Jan - 2:12
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Le ciel se teintait de jolies couleurs orangées alors que le soleil commençait doucement à se coucher. Les passants se faisaient de moins en moins nombreux au fur et à mesure que nous avancions. Je n'avais pas conscience qu'autant de temps c'était écoulé depuis le début de notre conversation. Je me sentais bien, plutôt détendue pour la première fois depuis mon arrivée ici. C'était agréable de  pouvoir parler ainsi à quelqu'un que l'on venait juste de rencontrer. Je ne savais pas grand chose de Niklaus Mikaelson mais j'avais l'impression de le connaître depuis toujours. Il était bien loin de la fadeur des habitants de cette ville. Tous si semblables, tellement pressés de finir leur journée pour, au final, tout recommencer le lendemain. Où courraient-ils tous comme ça ? Vers leur propre mort ? Je n'arrivais pas à comprendre ce train de vie ni à m'intégrer dans le paysage. Cela ne ressemblait pas à la vie haletante qui était la mienne et celle de mes amis à Beacon Hills. Toute cette passion, cette manière de vivre au jour le jour me manquait. Là-bas nous ne savions jamais quel danger pouvait nous guetter, mais nous étions ensemble et au fond c'est tout ce qui importait.

J'essayais de comprendre ce qu'il me disait. Je n'étais guère familière de la façon dont l'esprit des vampires marchaient mais de ce qu'il en disait, ces réactions d'alors semblait plutôt proches de celles de certains loups de ma connaissance. L'exacerbation des émotions était monnaie courante les soirs de pleine lune, ce qui pouvait hélas conduire à de macabres spectacles. Je réfléchissais à la manière dont Scott se sentirait privé de ses instincts lupins. Il se contrôlait tellement bien désormais qu'il était difficile de percevoir une influence de sa condition sur son état d'esprit. Liam aurait été un meilleur, plus fraîche recrue qu'il était mais je ne le connaissais pas assez pour en dire quoi que ce soit. Quant-à moi je ne pouvais pas vraiment dire que les choses étaient différentes ici. Peut être avais-je moins peur, l'esprit plus claire mais en même temps avec ce sentiment étrange de manque...

« Je ne sais pas vraiment à vrai dire... C'est vrai que, en tant que banshee, j'ai parfois eu des tendances quelque peu lunatiques. J'ai longtemps cru que j'étais folle d'ailleurs avant de comprendre  tout ça. Ici, je me sens plus légère, j'ai l'esprit clair. Et j'ai moins peur surtout. Mais d'un autre côté tout semble trop plat, trop fade... Parfois je me fais l'impression d'être une addict en manque de sa dose d'adrénaline... »

Les mots me venaient sans même que je n'en ai auparavant étudié la véracité. Tout ce que je disais me venait du cœur, je me confiais sans détour comme il l'avait fait, exposant mes craintes et mes faiblesses. J'avais la désagréable impression d'être un livre ouvert mais d'un autre côté, ça avait quelque chose de plaisant. Je trouvais enfin quelqu'un pour me comprendre. Il y avait Stiles bien sûr mais je efforçais de ne garder qu'une attitude des plus positives à ses côtés. Mais dieu seul savait comment il me connaissait bien et qu'il avait sans doute depuis bien longtemps deviné que ce n'était qu'une façade...

« C'est la solitude qui me fait le plus peur à vrai dire. J'ai toujours été tellement bien entourée là-bas... Mes amis me manquent... Je n'ai certes pas atterri seule ici mais ça reste compliqué de vivre avec le sourire sans l'ensemble de la meute... »



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Sam 30 Jan - 14:31


D'après ce qu'elle me disait, il semblerait que nos pouvoirs donnaient une couleur à ce monde fade, ce monde sans caractère. Nos pouvoirs coloraient le monde, comme un dessin, comme les toiles sur lesquelles je peignais. Cette constatation me fit réfléchir. La perte de nos pouvoir nous rendait peut-être moins dangereux, plus "normaux" et par définition moins "spéciaux" mais en même temps, cette perte nous faisait perdre ce que nous aimions le plus. La couleur de la vie et du monde. Il est vrai que je ressentais moins les sentiments, que j'étais plus calme. Je retrouvais mon vrai caractère, celui que j'avais lorsque j'étais encore humain, mille ans plus tôt. Pourtant, je m'étais habitué à mes réactions violentes et vampiriques et désormais, j'avais l'impression d'être un étranger dans mon propre corps. Je ne me souvenais pas si j'avais eu cette sensation lorsque j'étais devenu vampire. Cela remonte à trop longtemps.

Elle se sentait seule. Moi aussi, je devais bien l'admettre même si bien souvent et à tort, comme considérait comme un loup solitaire. J'aimais ma famille, et même si je ne faisais pas à confiance à ses membres, j'aimais les avoir à mes côtés. J'aimais discuter avec Cami, j'aimais comploter avec Elijah et protéger Rebekah. Je n'étais pas si solitaire que cela. Ici pourtant, il n'y avait personne. C'était le vide intersidéral, et je venais à peine de rencontrer quelqu'un d'agréable après de longues heures à errer dans une ville où nulle personne ne connaissait mon nom, ou s'ils pensaient le connaître, se trompaient royalement. J'avais eu cette constatation en réalisant que bien souvent les gens m'appelaient Joseph.

   -    Je me sens seul aussi avouais-je, presque honteux. J'ai certes des différents avec ma famille, mais j'aime l'avoir à mes côté. Comme ma psychologue, j'aime qu'elle soit avec moi, à m'écouter et me conseiller. Or ici, jusqu'à preuve du contraire, il n'y a personne que je ne connaisse. Est-ce que les gens t'appellent aussi par un autre prénom que le tiens ? Je vois des gens m'appeler Joseph tout le temps ça m'exaspère.

Nous marchions toujours sur le petit sentier et j'étais persuadé que nous étions désormais totalement seuls. Celle que j'avais désignée comme ma proie au début s'était transformée en amie, en quelqu'un à qui je pouvais accorder ma confiance. Elle n'avait pas l'air mauvaise, elle n'avait pas l'air hypocrite, elle était simple. Ce genre de personnes était quasiment introuvable de nos jours, et j'étais sincèrement ravie d'avoir passé l'après-midi avec elle. Nous arrivions finalement à une intersection, l'une allant vers l'ouest, celle que je devais prendre pour rejoindre ma maison, et une continuant tout droit. Je ne savais pas où elle devait aller, si elle voulait m'accompagner jusqu'à la sortie du parc ou non.

   -     Je dois prendre ce chemin-là dis-je en liant le geste à la parole, et toi ?

Je la regardais attentivement en attendant qu'elle réponde, vraiment, si nous devions nous séparer ici, j'espérais sincèrement que nous nous reverrions rapidement
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"Quand le grand méchant Loup rencontre la petite Banshee" [Lydia & Klaus] (TERMINE)
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