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A room without a book is like a body without a soul (Spencer & Lydia)

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Lun 9 Nov - 0:12
A room without books is like a body without a soul.
Spencer Reid & Lydia Martin


Je soupirais en refermant l'énorme livre sur les phénomènes météorologiques que je venaient vaguement de parcourir. Je commençais à me dire que ça n'avait pas vraiment été une idée très productive de venir ici. J'en avais eu marre de rester les bras croiser à me morfondre sur mon sort, du coup, j'avais décidé de faire des recherches pour essayer de comprendre ce qui avait bien pu nous arriver pour que nous changions de réalité de cette manière. Je m'étais renseignée et l'on m'avait dis que l'une des plus grosses sources d'informations de cette ville se trouvait être l'université de Colombia. Cela faisait donc plusieurs jour que je me retrouvais ici, entourée d'une pile de bouquins impressionnante. Tout ce que je savais c'est que les événements qui nous avait menés ici, étaient sans doute liés aux violents orages qui avaient eu lieu simultanément. Aussi je me concentrais su ce fait, cherchant désespérément à trouver un lien entre les aléas de la nature et une faille entre deux univers. Je me disais que si je comprenais la cause je pourrais peut être trouver la solution. Le problème était que tout ces livres ne traitaient que les choses purement scientifiques. Or nous nous trouvions plutôt dans un cas qui relevait de la métaphysique. Et aucun livre sérieux ne voulait bien concerner ce sujet. Je n'en voulais pas au différents auteurs. J'avais toujours été quelqu'un de très rationnel. La logique froide des mathématiques, des sciences durs avait toujours représenté quelque chose qui m'attirait indéniablement. Ce n'était pas pour rien que j'avais l'ambition de décrocher la médaille Fields un jour. Cependant, j'avais été forcée de reconsidérer les choses lorsque j'avais du faire face à la réalité du surnaturelle. Après avoir été attaquée par un loup-garou, ce qui avait fait de moi une banshee capable de pressentir la mort d'autrui, j'avais cru devenir folle. Mon génie ne m'était d'aucun secours dans tout ce bordel et je n'avais aucun contrôle sur ce don qui ne m'apportait rien d'autre sinon des voix dans ma tête et d'avoir eu à crier la mort d'êtres qui m'étaient chers. Les choses s'étaient peu à peu améliorer et j'avais appris avec, conciliant le surnaturel avec mon esprit acéré. Mais voilà que je me retrouvais de nouveau sans repère dans une réalité qui ne m'étais pas du tout familière.

D'un geste je rassemblais mes notes, couvertes de calculs complexes qui n'avaient mené à rien. Je récupérais sur la table un livre intitulé « Sciences occultes et phénomènes paranormaux » en grimaçant de dégoût. Ce ramassis de bêtises avait été loin de m'être d'une quelconque aide et en plus de cela il était très mal écrit et je me demandais comment un tel livre avait bien pu se retrouver dans une bibliothèque universitaire. Mais bon, je suppose que la diversité fait la connaissance... J'avais toujours aimé lire, toute petite déjà, j'avais souhaité apprendre à déchiffrer les lignes bien avant que cela ne nous soit enseigné à l'école.  Je me souviens que ma grand-mère m'avait appris avec plaisir à comprendre le sens des mots d'Andersen. « La petite sirène » était donc le tout premier livre que j'avais parcouru à maintes reprises. Puis, bien d'autres étaient venus jusqu'à ce que je n'en perde le compte. Celui qui lit vit mille vies, celui qui ne lit pas ne vit qu'une seule fois.

Soupirant de nouveau devant mon manque de trouvaille, je rassemblais la lourde pile de livre dans l'optique de les remettre à leur place sur les étagères. Cela me pris plus de temps que je ne pensais, la section des livres sur la physique se trouvant évidemment bien loin de celle consacrée au surnaturel et autres livres du genre. Enfin arrivée à cette fameuse partie de la bibliothèque, reculé dans un coin complètement vide, je commence à m'empresser de ranger tout ces livres inutiles. Mais ce qui devait arriver arriva et la pile précaire que je tenais encore dans les bras s'effondra toute autour de moi. Je commençais à les ramasser tout en jurant fortement avant de me rendre compte que je n'étais plus toute seule. Un homme était maintenant dans le rayon. Je me relevais abandonnant ma tache et rougit consciente du fait qu'il avait sûrement vu ma petite scène de pétage de câble.

« Oh... Euh... Je suis désolée je ne pensais pas qu'il y avait quelqu'un... Pardonnez mon impolitesse... »

Je lissais machinalement les plis ma jupe. Je devais clairement avoir l'air d'une folle après cet incident ajouté à mes nombreuses heures de travail qui bien qu'infructueuses avaient été fatigantes. J'avais les cheveux en bataille et j'étais un peu débraillée, des livres étalés autour de moi. Je tentais vainement de reprendre contenance, consciente de ne pas faire très bonne première impression. Je souris doucement.

« En tout cas je vous déconseille fortement cette section. Ces livres en plus d'être complètement inintéressants s'avèrent en plus être dangereux pour ma santé mentale... »



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Mar 10 Nov - 21:10
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J'avais parcouru de long en large toute cette ville dans l'espoir de trouver la bibliothèque qui saurait répondre à mes questions. Il m'avait été aisé d'y circuler étant donné que je connaissais par cœur l'emplacement de chacune d'entre elles, mais elles avaient toutes donné les mêmes résultats, ou plutôt, ne m'en avaient donné aucun. Je n'avais rien trouvé de pertinent dans ces entassements de livres qui puisse répondre à mes question et j'avais épluché tous les rayons ! Physique quantique, mathématiques, métaphysique. Rien, de rien, de rien.Ou du moins, seulement des théories farfelues qui ne résolvaient en rien mon problème.
 D'ailleurs, en parlant de problème, une épée de Damoclès pesait lourdement au dessus de ma tête. J'avais réussi à obtenir un appartement grâce à mon badge du BAU mais je savais pertinemment que je ne pouvais pas y rester des mois. Je ne savais d'ailleurs pas combien de temps cela allait me prendre avant de retourner chez moi.
 Je soupirais en consultant mon cellulaire qui bien évidemment, ne fonctionnait plus. Seul le mode GPS était encore utilisable et heureusement d'ailleurs ! Je n'étais plus très loin de la dernière bibliothèque de ma liste. Les vingt-trois précédentes ayant été soit déjà visitées, soit fermées. Ce n'est qu'au bout de quelques mètres que j'aperçus, à mon grand soulagement, l'enseigne encore lumineuse de cette dernière.
 Je pressais alors le pas et franchis la porte, décidé à enfin trouver des réponses à mes questionnements. Tout ce qui se passait autour de moi relevait de ce que l'on pouvait définir de science-fiction, j'avais beau ne pas apprécié ce genre de scénarios, j'étais forcé de reconnaître qu'il n'existait plus trente-six-milles explications logiques. J'avais même accepté la théorie d'univers parallèles ce qui était, avant aujourd'hui, inconcevable à mes yeux. Sans prêter attention au regard curieux que me lança la bibliothécaire, j'avançai parmi les rayons, sachant parfaitement vers lesquels me diriger.Physique, astrophysique, physique quantique, astrochimie, astronomie, étude des trous noirs et des failles. J'avais déjà étudié encore et encore ces thèmes, je connaissais même certains des livres, que je tenais dans mes mains, par cœur, mais rien ne vaut une relecture pour s'assurer de ne rien avoir oublié. Le nom de Stephen Hawkins revint de nombreuses fois parmi ces ouvrages. Il était un génie au sens propre du terme et un astrophysicien de grand talent, d'ailleurs ses travaux étaient absolument fascinants. Sans trop y songer, j'attrapai à la volée certains de ses livres.  
Décidément, ces bibliothèques n'étaient pas à la hauteur de mes espérances. Je songeai avec une certaine nostalgie que les livres de physique de mes années d'université, me manquaient terriblement. Certains de mes professeurs aussi... Sincèrement, je ne parvenais pas à comprendre ce qui ce passait en ce même moment, moi qui comprenait toujours tout avant tout le monde, en était réduit à observer statiquement l'évolution des événements autour de moi. De plus, j'étais persuadé que la réponse à toutes mes questions se trouvait déjà entre les mains de certains scientifiques qui étudiaient d'un œil critique la situation ou alors qui en profitait pour étudier la possible existence de Dieu sait quelle faille. En arrivant ici, j'avais été confronté à l'immensité de ce monde similaire au mien mais dont j'avais rapidement compris la différence. Pour eux, je n'étais un personnage fictif mais néanmoins humain. La crainte qui s'imposait à mon esprit (et connaissant parfaitement l'esprit humain et sa perversité), était qu'ils choisissent d'étudier les « venus » et d'en faire de misérables cobayes. C'était en réalité ma seule motivation. Je devais comprendre, analyser, trouver une solution, une explication ra-tio-nelle et partir. Je ne m'arrêtai de fouiller qu'en entendant un bruit mat à mes côté.  Tournant la tête, j'observai une jeune femme lâcher ses livres accidentellement. Embarrassée, je l'observai se baisser pour ramasser ses livres. Livres que je m'empressai de ramasser à mon tour malgré la pile qui s'entassait dans mes bras. Elle avait eu une réaction tout à fait normale. L'être humain a une peur inconsciente du bruit ce qui lui provoque un gène non maîtrisable lorsqu'il en cause. Surtout dans un endroit aussi silencieux qu'une bibliothèque !

« Ne vous en faites pas, il n'y a pas de mal ! Si je ne me trompe pas, vous n'êtes pas d'ici, vous non plus ? Je suppose que vu notre situation, je ne peux guère vous en vouloir. »

Ce n'était pas compliqué à deviner. Ses livres traitaient des mêmes sujets que les miens, elle devait probablement faire les mêmes recherches ce qui impliquait soit une immense coïncidences soit simplement le fait qu'elle cherche également à rentrer chez elle.

« Je pense, au contraire, que certains livres, même ceux qui nous paraissent insignifiant, peuvent apporter beaucoup et enrichir certaines théories.  Par ailleurs, vous vous méprenez. A moins que vous ne soyez sujette à des maladies psychiatriques, il est absolument impossible qu'un livre influence votre stabilité psychologique et mentale. Jamais un cas psychiatrique n'a été causé pas des livres ! »

Comme pour le lui prouver, j'ouvris un livre qu'elle avait accidentellement fait tomber, en lu le tiers en cinq minutes et le lui rendit.

« Voyez ? Je vais parfaitement bien, d'ailleurs, ce livre est effectivement inintéressant en ce qui concerne la métaphysique et l'astrophysique. » "

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Jeu 3 Déc - 19:34
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Je souris lorsqu'il se baissa pour ramasser mes bouquins. Je n'avais pas vraiment l'habitude de croiser des gens altruistes dans cette ville. Les gens d'ici n'étaient pas vraiment accueillants. Mon point de vue n'était peut être pas objectif, peut être reportais-je ma frustration de ne pas pouvoir rentrer chez moi sur les habitants de cette ville mais il fallait dire aussi que peu d'entre eux n'avaient montré de sympathie à l'égard de ma situation. Curieux, ça oui ils l'étaient toujours perversement hâtifs de me poser des questions sur mon univers, sur ma vie, pas conscients un instant d'être intrusifs. Peut être avait il l'impression de me connaître à travers ses images qu'ils avaient pu voir à la télévision mais là j'étais une personne réelle et j'aurais préféré qu'ils se montrent un peu plus compatissants plutôt que de littéralement m'étouffer. En faites les seules personnes sensées que j'avais rencontré étaient celles se trouvant dans la même situation que moi à part cet acteur qui avait été absolument adorable avec moi... Il y avait cet ancien vampire que j'avais croisé à Central Park qui ne m'avait d'abord pas inspirée confiance et à juste titre, puis qui au fil de notre conversation s'était révélé la parfaite personne avec qui partager mes tourments. Il m'avait beaucoup aidé et je n'avais pas vu le temps passé à la compagnie. Il y avait eu Clarke et Barry aussi avec qui j'avais pu discuter de tout ça puisqu'ils me comprenait. Même cette pseudo-démone sarcastique m'avait permis de me changer les idées. Et puis il y avait Stiles bien sûr que j'étais chaque jour plus contente d'avoir avec moi dans ce joyeux bordel.

Je fus quelque peu surprise face à la vitesse de ses déductions. Mais au fond je me doutais bien que cela devait se lire sur mon visage que j'étais étrangère à ce monde. Le « non plus » retint cependant mon attention indiquant clairement qu'il l'était tout autant que moi. Je l'observais, peut être avec un peu trop d'indiscrétion, essayant de savoir d'où il pouvait venir. Son visage ne m'était pas familier, je ne devais pas avoir vu la série d'où il venait, je pense que je m'en serais souvenu. Son sourire et se yeux m'inspiraient confiance. Je suis de ceux qui pensent que tout passe par le regard. Je ne suis pas une fine psychanalyste, mais c'est toujours la première chose chez quelqu'un que je remarque. Un peu ironique lorsqu'on sait que je m'entourais de nombreuses créatures extraordinaires dont les yeux prenaient l'habitude d'adopter des couleurs surnaturelles passant de l'or pur au bleu électrique pour ceux qui avaient perdu une part de leur innocence. Ainsi leur personnalité se reflétait vraiment dans leurs yeux...

« Merci... Vous devinez bien, fis-je un peu amère, je ne pensais pas que c'était aussi clair. Je suis arrivé ici il y a quelques temps maintenant mais je n'arrive toujours pas à m'habituer à la... banalité de ce monde. Je crois comprendre que vous n'êtes pas non plus d'ici... D'où venez-vous si ce n'est pas indiscret ? »

Ma curiosité reprenait toujours le dessus et je n'avais pas pu m'empêcher de poser cette dernière question que je doutais être vraiment convenable de poser à un parfait inconnu. Je suivis son regard vers le titre de mes livres après que je lui en ai déconseillé la lecture et écoutai avec attention son intéressante tirade sur les livres et leur incapacité d'influencer notre santé psychologique à moins d'être déjà atteint de certain maux. J'allais répliquer au moment où il se mit à lire le livre qu'il tenait à une vitesse hallucinante. Je le regardais faire, incrédule pendant quelques minutes avant qu'il ne referme l'ouvrage et ne juge du fait qu'il n'était guère intéressant dans les sujets qui préoccupaient mes recherches. Je mis quelques temps à reprendre mes esprits, impressionnée par ce qu'il venait d'effectuer...

« Je... Comment est ce que vous avez fait ça ? Lire aussi vite, je n'ai jamais vu ça avant... Et puis comment savez-vous que la métaphysique et l'astrophysique sont les sujets qui m'intéresse ? »

Je repris mon souffle après ce pêle-mêle de question qui étaient sorti de ma bouche à une vitesse folle, mon cerveau ne faisant plus le filtre. Je me repris toute fois en revenant sur ce qu'il avait dit comme quoi un livre ne pouvait affecter mon psychique puisque je n'étais pas victime de psychose. Je souris, en plaisantant à moitié.

« Oh et puis je ne pense pas être tout à fait saine d'esprit... Ma théorie comme quoi se livre pourrait affecter ma santé mentale pourrait donc être vérifiée. »

Spoiler:
 



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Sam 16 Jan - 11:57
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Le mince moment de réflexion qu'elle prit avant de me répondre m'embarrassa légèrement. Je m'en voulus légèrement d'avoir été subitement envahissant. Morgan m'avait déjà fait la remarque de mon manque de tact mais je n'aimais pas faire dans la finesse... Je reposais le livre que j'avais alors pris dans l'étagère, replaçant alors quelques uns qui étaient dérangés. Manique ? Je préférai répondre: organisé. Depuis que j'étais arrivé ici, j'avais croisé la route de fans, d'étrangers intrusifs et de personnes venant d'autres univers. Je ne cache pas que cette histoire ne me fut pas confortable. La notion même d'univers parallèles m'est encore peu familière et presque inconcevable. Voir qu'une autre personne que moi s'intéressait aux sujets scientifiques aussi pointu que la métaphysique et l'astrophysique  m’appâta alors malgré moi et je prêtai alors une oreille aiguisée à ses questions. D'où je venais... En avais-je seulement conscience?

" Je viens d'un univers similaire en tout point à celui-ci, cependant, dans le mien, je pourchasse des tueurs en série à l'aide de la psychologie ou plutôt ce que les gens appellent le profilage. Je ne vous cache pas que je ne sais pas ce qui est le pire ? Me trouver ici, démuni sans trop de repères, ou bien pourchasser des tueurs en série et être confronté à des atrocité hors-normes chaque jour..." "

Je pensais ce que je disais. De mon monde, tout me manquait: Garcia, Morgan, JJ, le boss, mon travail et mon utilité. Ici, je n'étais rien. Je n'étais qu'un personnage amusant un public amateur de sensations fortes et se divertissant de la mort d'autrui. Quand on m'annonça que tout mon monde n'était que fictif pour celui-ci, j'eus envie de crier, de frapper et de les tuer tous. Ainsi, tandis que nous affrontions des violeurs, des tueurs d'enfants, des assassins tordus, les gens de ce monde se divertissaient de ces actes ? Qui étaient les plus dangereux désormais ? Eux ou bien les tueurs que je profilais...?  J'avais failli mourir, de même que tous les membres de l'équipe du BAU, j'avais vu des amis mourir et Maeva... Juste pour leur bon plaisir! Un élan de colère me fit serrer les poings, j'écoutai cependant, toujours mon interlocutrice. Un sourire se dessina sur mes lèvres tandis qu'elle me questionnait sur ma  lecture

"Je suis pourvu d'une mémoire eidétique et j'ai aussi la capacité de lire 20 000 mots par minutes... Enfin, je me doute que ce sont les sujets qui vous intéressent simplement en lisant le nom des auteurs de vos ouvrages. Ces noms ne sont réputés que dans ces domaines précis... Savez-vous que les personnes prétendant ne pas être saine d'esprit sont souvent celles qui le sont le plus. Pour avoir conscience d'être ou non saint d'esprit il faut avoir une conscience très claire du psychique que nous possédons. Si vous parvenez à vous remettre en question de la sorte, je peux vous assurer à 83.574% que vous n'êtes pas atteinte d'une quelconque psychose."

Je repris mon souffle, réalisant qu'elle avait surement dû tenter de faire de l'humour, je rougis légèrement embarrassé par mon erreur.

"M'enfin, je suppose qu'il est toujours bon de savoir.. en rire ? Si je puis me permettre, que cherchez-vous exactement dans ces livres? "

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Dim 31 Jan - 20:03
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Je l'écoutais avec attention me parler de sa vie d'avant New York. Bien sûr, ça expliquait sa capacité d'analyse impressionnante. J'avais toujours eu une certaine fascination pour le profilage. C'était fou comment on pouvait dresser le portrait d'un individu à partir de si peu. Sans doute me serais-je d'ailleurs tournée vers cette voie si je n'avais pas toujours eu l'ambition de rejoindre Maryam Mirzakhani parmi les détentrices de la médaille Fields. Les mathématiques m'avaient toujours passionnée mais il restaient moins concret à mon sens que la psychologie. C'était plus Stiles qui excellait dans ce domaine. Il trouvait toujours la solution d'un mystère bien avant tout le monde. C'était peut être dû au fait que son père était le shérif de la ville...

Je comprenais tout à fait son désarroi face à cette nouvelle situation à laquelle je n'arrivais pas vraiment non plus à m'habituer. Tout comme je sentais clairement sa colère muette face à tous ces gens qui semblaient trouver notre souffrance divertissante. Comment pouvait t-on imaginer de telles horreurs et les rendre réelles ? Je savais que, réel, ça ne l'était pas pour eux mais je ne pouvais pas m'empêcher de leur en vouloir pour tout ce à quoi nous avions dû faire face ces dernières années.

Je restait impressionnée lorsqu'il évoqua son hypermnésie. C'était une chose d'en entendre parler, s'en était une autre de le voir en action. Un sourire éclaira mon visage lorsqu'il me prit au pied de la lettre, m'expliquant par A + B les raisons pour lesquelles il était persuadé que je n'étais pas folle. Il y avait bien un moment où j'avais cru l'être, à l'époque où je ne comprenais pas encore vraiment ce qu'il se passait autour de moi, lorsque je ne comprenais pas encore ce que j'étais. Maintenant je savais mais ça ne m'empêchait pas de me sentir un peu dérangée parfois quand je me mettais à percevoir des choses que les autres ne pouvaient pas entendre. Je n'étais vraiment pas sur la même longueur d'onde que les autres mais c'était un peu compliqué de lui expliquer ça maintenant. Aussi je me contentais d'un sourire de remerciement face à son air gêné et de répondre à sa question.

« A vrai dire je ne sais pas exactement. Je me suis dit que pour pouvoir trouver comment rentrer chez nous, il fallait d'abord comprendre comment nous étions arriver ici... Mais c'est beaucoup moins simple que ce que je pensais. Je ne m'y retrouve plus vraiment... »



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