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Problèmes ! [Intrigue n°2 avec Dean, Anakin et Obi-Wan]

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Dim 20 Mar - 19:15

Problèmes !

Intrigue n°2 Avec Anakin, Dean et Obi-Wan.



Obi-Wan n'était pas un grand adepte des restaurants-bars mais son ancien Padawan l'avait invité/lui avait sommé de lui faire goûter un hamburger sur 6 étages vu dans une pub. Le Jedi le soupçonnait d'être plutôt intéressé par un verre mais il obtempéra.
Il ne voyait Anakin que plusieurs fois dans la semaine depuis qu'il s'était revu à cette convention et qu'ils s'étaient expliqués (dans le sang et les larmes.), Anakin vaquait tel un vagabond des temps modernes à de nombreuses activités dans les rues. Cacher que Kenobi n'aimait pas cela serait ridicule, mais il était au courant que son jeune ami n'avait pas à proprement parlé de logis, il était bien trop avide de liberté et intenable pour travailler et se trouver un appartement, ce qui rendait Obi-wan plus indulgent. L'ancien chevalier n'avait fait que lui proposer à mots voilés de venir chez lui et n'osait pas le confronter frontalement sachant que son ancien élève tenait à sa liberté et à son espace. Où était son courage ? Où était passé l'homme qui avait commandé des armées durant la guerre des clones et mis à mal les forces séparatistes en menant des frappes audacieuses ? Et bien... il était assit en face d'Anakin dans un petit établissement sans prétention, caché derrière le menu qu'il avait prit sur la table. Oh des cocktails avec des parasols ! Il ferma les yeux, tentant de retrouver sa paix intérieur et de se draper dans la force réconfortante. Mais sa méditation, bien que lui permettant de se recentrer, ne lui permit pas d'avoir accès au pouvoir qui avait l'enveloppait et le possédait. Il savait ce qui clochait chez lui, pourquoi il n'arrivait plus à faire face à celui qui fut un jour sous son enseignement ; il avait peur qu'un simple mot de lui puisse faire défaillir le blond. C'était ridicule, mais vu son échec avec lui et la façon dont Obi-Wan l'avait pousser sur la voie de la démence, il ne se sentait plus assez en confiance pour faire des remarques ou des leçons à Anakin.

« -Anakin, j'aimerai te parler de quelque chose... Je voulais te proposer de- Oh, excuse moi.

La sonnerie de son téléphone l'interrompit et il le sorti de son pantalon pour regarder son texto.

« -... De rentrer ?

Il resta idiot quelques secondes puis expliqua la situation à son ancien Padawan. Il était question de retourner chez eux. Enfin dans une illusion. Mais après tout leur chez eux en était une peut être.
Et en le prononçant à vive voix il ressentit encore plus le rejet qu'il avait envers cette idée s'exprimer. Ici, ils avaient gagnés une nouvelle chance, un futur sans le poids écrasant de leur passé. Ils ne pouvaient retourner dans leur monde, Anakin, si ils restaient en vie, serait exécuté... Obi-Wan et lui devraient fuir jusqu'à la fin de leurs jours. Cependant le Jedi voyait cette pointe de doute brillait au fond des yeux de son compagnon aux cheveux blonds et autant elle l'amusait en temps normale, autant ici elle lui donnait l'envie de vomir, son estomac tordu à l'idée de retourner dans cet enfer infernal de regret, de peine et de problèmes. Tout ça pour quoi ? Amuser la population de cette planète ?

Alors ils se disputèrent, comme souvent ces temps ci ; Obi-Wan ne gardait plus aussi bien son calme qu'avant : il avait trop à perdre. Il restait un homme mesuré cependant et si il n'arrivait plus à calmer Anakin et à se calmer lui même c'était sûrement qu'entre eux s'était brisé quelque chose d'important au cours de ces vingt dernières années.
Il dut se résoudre à écouter le plus jeune qui se sentait à présent investit de la mission de réparer ses pêchés et de ne pas laisser une personne suivre sa voie... L'épisode VII, Obi-Wan le haïssait. Peut être qu'il se la jouait trop critique de film mais... Tout régler à la fin de l'épisode VI et le payer de milliers de vie (dont la sienne) pour tout remettre dans le même bordel juste après ? Merci bien ! Ca y est, il devenait vulgaire, ça ne lui allait terriblement pas.

Cependant, malgré sa colère, le maître ne pu se résoudre à ne pas aider son ami dans son besoin de se racheter. Voir Anakin à la suite de l'épisode VIII serait terrible... Ce gamin avait besoin d'un but avant de se détruire lui même. Alors si le blond devait expier ses péchés auprès de Kylo Ren et Obi-Wan auprès de lui, il le suivrait et leur vie serait peut être compliqué mais sereine.

C'est donc la boule au ventre que le châtain l'y retrouva le lendemain, dans ses habits de Jedi. Il hocha la tête vers le blond pour l'encourager et entra à sa suite. Il ne sut pas expliquer ce qui arriva mais une seconde il lança un regard inquiet vers son ami de cœur puis l'autre ils furent à bord d'un vaisseau qui subissait des tirs en rafale. En un regard rapide autour de lui il vit que tout les passagers étaient morts, c'est à dire trois cadavres. Il se lança vers le siège de co-pilote et souleva le corps difficilement avant de faire appel à la force. Il pleura presque quand il la sentit pulser en son cœur et malgré ses premières difficultés à la maîtriser elle lui permit de dégager la pauvre femme aux yeux vides et grands ouverts. Il attrapa les commandes et héla son partenaire.

« -Anakin prend les commandes ! Je ne sais pas si nous avons à faire à une flotte impériale mais ici nous avons des problèmes !

Il s'apprêta à s'exprimer sur la situation quand il sentit par la force que ce qu'il avait d'abord prit pour un cadavre était en fait en train de reprendre conscience.

« -Un survivant, Anakin !


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Lun 21 Mar - 0:36
PROBLÈMES.. INTRIGUE N°2
Feat Anakin & Obi-wan
Winchester. A priori, ce nom paraissait classe, faisant pleinement référence au fusil Winchester. Mais pour Dean Winchester, il ne restait rien de plus qu'un fardeau. Un fardeau que ses parents avaient portés avant lui et que son frère et lui avaient reprit. Eux deux avaient le don de s'attirer un bon nombre d'ennuis jusqu'au point de déclencher l'apocalypse ou encore même de devenir la clé permettant de libérer les ténèbres de leur cage. Et nous ne pouvions pas nier que la poisse qu'il s'attirait ne possédait que peu de limites. C'est sûrement la raison pour laquelle quelques minutes auparavant, Dean se trouvait encore en compagnie de l'un de ses pires ennemis. Un vampire d'une série pour ado qu'il avait une première fois affronté lors de cette fameuse soirée commune, où tous deux avaient pratiquement tout saccagés. Mais s'étant retrouvé cette fois-ci par hasard dans l'univers de son adversaire, il n'avait pas plus que ça cherché à se confronter à lui. Même au contraire, ils avaient tous deux pu cette fois établir une conversation que l'on pourrait presque qualifier de "normale". L'aîné des Winchester avait d'ailleurs pu récupérer à l'aide du vampire les ingrédients pouvant lui permettre d'invoquer Crowley. Avec un peu de chance, celui-ci aurait pu le ramener dans son univers si ceux-ci étaient liés et que tout avait fonctionné correctement. Or, ce n'avait pas été le cas. Tandis que le chasseur finissait d'invoquer le roi de l'enfer, des étincelles d'une rare vivacité s'étaient émanées du récipient. Une force inconnue mais soudaine avait ensuite violemment projeté le chasseur contre un mur, le laissant tomber au sol assommé par le coup qu'il venait de recevoir. Il était probable que ce sort ait échoué. Après tout, le Winchester ne se trouvait pas à l'origine dans son univers. Il n'avait donc pas exclu cette possibilité de voir son plan échouer. Mais ce dernier avait finalement prit un tournant bien plus qu'inattendu. Dean avait ainsi mit quelques minutes à reprendre ses esprits, remarquant peu à peu qu'il ne se trouvait non plus dans l'univers de Niklaus, mais dans un endroit qui ne lui paraissait qu'encore moins familier.

- Son of a bitch..

Le Winchester se redressa encore un peu sonné, murmurant ces mots comme pour se parler lui-même puis se tenait la tête d'une main tout en s'appuyant sur le sol de l'autre. Son regard s'était dans un premier temps arrêté sur le siège où se trouvait un pilote qui avait prononcé le terme "survivant" et qui s'adressait certainement à un autre homme. Dean ne se doutait véritablement pas qu'à ce moment précis, la personne qu'il ne lâchait pas du regard parlait de lui. Non, il s'était simplement contenté de se relever tout en scrutant du regard la pièce dans laquelle il se trouvait. Le chasseur ne reconnaissait absolument rien, mais d'après une première déduction, ils ne se trouvaient pas sur terre. Mauvaise nouvelle. S'ils ne se trouvaient pas sur terre, où pouvaient-ils bien se trouver ?! Surprit par les secousses qui s'émanaient du vaisseau, Dean avait trébuché sur un cadavre qui jonchait le sol mais s'était rattrapé de justesse au mur qu'il avait quelques minutes auparavant percuté. Mais que se passait-il bon sang ?! Où se trouvait-il ?!

- Pitié, dites-moi que je rêve, ou dites-moi que je suis bien dans la Delorean DMC-12 en compagnie du Dr Brown et de Marty Mcfly.. 

Dean peinait à comprendre ce qu'il s'était réellement passé mais il espérait fortement se retrouver dans Retour vers le Futur et non pas dans une connerie du genre Star Trek ou ces séries policières, où ils prenaient bien trop souvent l'avion pour l'aîné des Winchester qui ne supportait pas ça. Et puis rien qu'avec l'exemple de l'avion, il était clair que les vaisseaux n'étaient pas son truc non plus. Mais avec un peu de chances, Laurel et Hardy qui étaient également coincés avec lui pourraient sûrement l'informer sur la situation.

- OK, alors je ne sais pas qui vous êtes mais vous avez l'air de savoir gérer la situation alors.. qu'est-ce qu'il se passe ?! Pourquoi on est secoués comme ça ?!

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Jeu 31 Mar - 5:23

Problèmes !


 

Une ombre désincarnée qui hante les bas-fonds. Aléatoire et furieuse, moquée par l'encre crachée entre les insipides faits divers.
Anakin n'est rien de plus dans ce monde – il n'aspire pas à mieux.
Son esprit n'est pas stable et cette confusion abrite, paradoxalement, son refuge.
Si sa conscience est seulement à demi éveillée alors il peut éviter de penser au pire. S'il reste constamment en mouvement, s'il ne se fixe pas, s'il se drogue à l'adrénaline des combats de nuit, c'est uniquement pour fuir. Survie mécanique et brutalité médicinale. Il faut que l'instant soit plus pressant que la pensée. Le sang qui bouillonne et crépite sous sa peau, les muscles qui se tendent jusqu'à lécher la lisière de sa chair. L'appréhension, le souffle coupé, la douleur, l'extase victorieuse, l'abandon. C'est tout ce qu'il recherche. C'est un guerrier et ses réflexes le guident.
Le jeune homme n'est pas stupide. Il sait parfaitement que son ancien maître souhaite le tirer dans les clous. En dehors de cette errance consumée par les deux bouts et imbibée d'alcool. C'est ironique de voir que dans une vie ou dans l'autre Obi-Wan tentera de domestiquer les démons de son élève. Cependant l'idée n'amuse pas un Anakin tiraillé – lors de ses instants les plus troubles il hurle d'une rage intérieure. Pourquoi avoir retrouvé son maître à cette convention ? Son aide est une accusation non-formulée. Qu'il veut rejeter d'un revers vindicatif. Il se rappelle avoir détruit son ancien ami et apercevoir la bonté sur son visage lui retourne l'estomac. De culpabilité et de déni.
Obi-Wan semble vouloir effacer l'ardoise et bâtir quelque chose dans ce monde où tous les deux n'étaient que des personnages de fiction – où le sang versé par Anakin n'était qu'une ligne scénaristique, qu'écriture sans l'horreur du réel. Le blond se refuse à embrasser ce dérisoire. A accepter la non-existence des vies prises. C'est au-delà de ses forces. C'est trop simple. Il préfère rester coupable.
Anakin devine que son ancien maître voudrait l'héberger pour le sortir de la rue – il le laisse s'empêtrer seul dans cette question insensée. Il le fuit et parfois lui retourne des attaques acérées, injustifiées, parce qu'il ne veut pas qu'on le retienne et qu'on le force au questionnement. Au souvenir. Il fait en sorte de croiser sa route aussi peu que réalisable. Alors pourquoi l'avoir invité dans ce restaurant ?
En réalité ça s'est joué malgré lui.
Parfois le jeune homme va trop loin. Il se perd à peine trop et le remède devient assez addictif pour le terrifier. La veille il avait presque tué l'agresseur présumé d'une victime potentielle.
Quand il revint à lui ses doigts, traversés de secousses fiévreuses et maquillés de rouge, serraient compulsivement son téléphone portable de mauvaise qualité. Ses pupilles palpitaient en s'accrochant au vide. Il ne vit pas son écran et ne pensa pas. Le numéro d'Obi-Wan s'afficha seul.
Le Jedi reprit alors son souffle en fermant les yeux. Le bruit du répondeur fendit le silence de la ruelle glacée et la voix d'Anakin était parfaitement contrôlée. Il l'invita pour le lendemain avec un ridicule faux prétexte. Une publicité placardée à l'angle d'un mur de briques sales lui donna le lieu du rendez-vous.

Le voilà ce soir installé derrière la table du restaurant en feignant le naturel. Le dos droit mais les bras nonchalamment croisés, il écoute les mots de son ancien maître sans les assimiler. La douleur de sa jambe gauche n'est pas constamment vive mais c'est une gêne lancinante qui accapare une partie de sa concentration. Un petit souvenir de ses « prouesses » de la veille. Il fait en sorte de maintenir une expression vierge de tous soupçons, immaculée. Ses sourcils tressautent à peine, se froncent parfois, face à l'agacement qui croît sous les agressions de la situation. Le lieu ne lui plaît pas beaucoup. La scène qui s'y joue non plus. Tout semble s'égrainer trop naturellement – comme si les deux hommes s'étaient quittés bons amis et qu'ils se retrouvaient autour d'un verre ordinaire. Une vaste mascarade. Une part de lui-même aurait peut-être préféré que cela se passe mal, qu'ils se déchirent, afin de retrouver une quelconque continuité logique. Méritée.
Son regard s'ancre sur le motif du siège au-dessus de l'épaule d'Obi-Wan pour donner le change et il se laisse guider par ses automatismes en versant de très brèves réponses, qui relèvent souvent de la monosyllabe.
Le plus compliqué c'est que la présence de son maître soulève le poids de leurs habitudes gravées dans le marbre de sa mémoire. Lorsqu'ils s'assirent face à face de trop nombreuses rétrospectives défilèrent et il garda le silence pendant de lourdes secondes, comme gelé. Enrobé par une sensation douce-amère. Anakin connaît trop bien son maître, leur passé commun représente la quasi totalité de sa vie.
Prenons la gêne d'Obi-Wan comme un exemple. Son ancien maître abaisse souvent les yeux, c'est un fait. Cependant lorsque ses yeux s'amarrent à un bouclier si longtemps, en l’occurrence l'inintéressant menu, alors Anakin sait que l'homme prépare un coup particulièrement difficile à amorcer, qu'il rassemble sa contenance raisonnée, que le passage à l'action est imminent. Que cette action sera juste et sensée. Décisive.
Le blond, quant à lui,  ne parviendra pas à parler de la réelle raison de son invitation. La tâche se trouve toujours au-delà de ses capacités – il s'en rend compte maintenant confronté à l'effroyable douceur de son ancien ami. L'homme face à lui est toujours l'exemple d'abnégation, de compassion, qu'il ne peut confronter à ses fautes les plus crues. Obi-Wan est celui qui a tout pardonné et donné, qui embrasse une seconde chance, piètre récompense pour sa piété, avec un sourire chaud et humble. N'avait-il pas le droit à une vie loin de la main meurtrière de son apprenti ? Anakin regrette son invitation qu'il admet, estomac noué, stupide. Il se sent idiot et égoïste d'avoir cédé à son besoin. L'idée de disparaître du quotidien de son ancien professeur le tenaille assez pour s'imposer en tant que seule solution. Il aurait pu partir avant de laisser l'occasion à son interlocuteur de lui adresser sa demande qu'il pressentait sinistrement lourde. Mais il n'eut pas le temps.

« Vous voulez dire que nous avons un moyen de rentrer ? » C'est à cet instant qu'il redescend sur terre et que ses yeux s'activent d'une ferme et résolue détermination. Dans ce monde, coupé de la force et de la matérialité de ses fautes, il n'a pas sa place. Il n'est que la responsabilité d'un homme ayant une page à tourner sans lui. Dans son Univers il peut avoir une incidence et y réparer quelque chose. Payer une dette plutôt que d'en souscrire une nouvelle.
Kylo Ren est visiblement son petit fils et ce dernier, en suivant son exemple, s'engouffre dans le même schéma de destruction. Il ne peut accepter l'inaction alors qu'il a semé lui-même les graines de la Tragédie entamée. Il veut dissoudre les fils du destin.
Ancien maître et ancien élève eurent une vive altercation. Obi-Wan ne voulait visiblement par rentrer ou le laisser s'y rendre seul. Seconde chose que le blond ne parvint pas à comprendre et qui fit éclater sa frustration. Les colères se heurtèrent. Il n'avait jamais vu son ami hausser le ton ainsi, ce qui le conforta dans l'idée que l'homme avait tout perdu par sa faute.
Quelque chose de douloureux s'insinua dans le regard du maître lorsqu'il abdiqua finalement, comme frappé d'un coup de poing. Anakin en fut retourné. Mais il ne le souligna d'aucun commentaire. Il espéra seulement, en secret, trouver un moyen de laisser Obi-Wan à cette terre qu'il semblait tant aimer. Il lui faudrait bien ça pour se pardonner lui-même.

Sauf que le lendemain déchire ses espérances. Alors que son maître l'accompagne et qu'il échangent enfin une œillade apaisée, complice, alors qu'Anakin a planifié son adieu et qu'il cherche le moment opportun pour le débuter il suffit d'une seconde pour qu'eux-deux retombent ailleurs.
Lorsque l'ancien jedi revient à lui, un tumulte âpre et illisible. Des cadavres et le goût métallique du sang en bouche. Un réflexe machinal et il essuie ses lèvres où perlait le liquide sombre – ils avaient comme subi une collision frontale.
Il réagit automatiquement, cherche Obi-Wan avec brusquerie et il comprend en le trouvant passablement secoué. L'évidence a parfois besoin d'être imagée. Ce n'est pas comme une collision, mais une véritable collision.
Anakin saute vers le poste de pilotage avant même que son ami n'ait à finir sa requête et il soulève le cadavre y siégeant pour le déposer au sol avec autant de précaution que possible. Il est presque en transe, l'action l'embrase. La force se diffuse à nouveau en lui et c'est comme s'il voyait à nouveau. Non plus superficiellement mais au travers des choses par le prisme d'un flux unificateur. Il n'a jamais vraiment éprouvé de l'intérêt envers son aspect mystique mais retrouver la Force est une délivrance. Qu'il savoure moins d'une seconde face à l'imminence du problème. Entre deux tentatives pour pousser les moteurs et s'extraire de l'attraction du géant galactique il ne perçoit pas âme qui vive encore, Obi-Wan et lui exceptés. Il ausculte son ami qui ne semble pas blessé, sa priorité absolue. Il ne laissera aucun être cher mourir.
Son regard se rive donc à la vitre qui lui projette une vue de l'espace dévorée par la perspective du vaisseau titanesque. Son expression faciale se plisse dans une concentration glaciale malgré le sang qui cogne contre ses tempes. En quelle année sont-ils ? L'année est déterminante.
« C'est un destroyer Stellaire de classe Impérial. » Dit-il, focalisé hors de l'horreur qui l'entoure. Il plisse les yeux et s'exclame finalement en évitant de justesse une pièce disloquée qui aurait pu s'encastrer dans leur épave déjà amputée d'un bon tiers de sa superficie originelle. Les secousses applaudissent sa pirouette. « Non, il est beaucoup trop grand. Je n'ai jamais vu un vaisseau de cette envergure...» Les questions se bousculent dans son esprit. Mais il comprend rapidement que son souhait est peut-être ironiquement satisfait par un bond dans son futur. Ce n'est plus l'Empire et il en est soulagé même si ce n'est clairement pas le moment. Anakin n'effleure pas la peur et reste parfaitement obnubilé par son pilotage. « Classe Resurgent. Le Premier Ordre nous arrime. » Oui, il avait fait des recherches sur les nouvelles technologies développées après son époque. L'ombre d'un sourire de satisfaction, dans le spectre de la démence, effleure ses lèvres. Ses mains chevillées au manche sont encore assez adroites pour éviter de nombreux dangers mortels. Obnubilé, il l'est assez pour ne pas notifier la présence de l'inconnu qui se redresse derrière lui avant que son maître ne la lui indique. Alors Anakin se retourne à la volée vers celui dont il est question et qu'il assimile à la résistance. « Je ne comprends pas ce que vous dîtes. On est attaqués et je n'arrive pas à passer en vitesse lumière. Cet appareil est trop endommagé. » Le constat est sans appel et lui vole un juron craché avec acidité. L'ancien Jedi est traversé de rage et cogne la console de pilotage lorsque le Finalyser engloutit ce qu'il restait de leurs chances. D'une minute à l'autre les troupes seront à leur porte. Anakin délaisse son siège de colère et se redresse sombrement. « Il n'y a pas d'échappatoire. Il nous faut des armes. Préparez-vous à combattre. »



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