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"Shall we start again ?" [Lydia et Klaus]

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Lun 10 Avr - 20:10
Niklaus avait finit par accepter la dure réalité, à savoir qu’il allait rester coincé dans ce pétrin épouvantable pour au moins quelques années. Il allait lui falloir passer à autre chose, créer de nouvelles relations, tisser un futur différent de celui auquel il se destinait. L’ancien hybride devait revoir à la baisse ses ambitions démesurée et se rendre à l’évidence. Ici il était l’humain et c’était tout. L’humain qui n’était plus riche, plus vraiment dans le monde. Il allait devoir se remettre à la page. Après avoir erré de longs mois, avoir provoqué des crises avec sa sœur et avoir prit quelques cuites pour oublier, Niklaus avait accepté.

Il était prêt pour une nouvelle vie.

Il se promenait dans le centre-ville à la recherche d’un job. Oui, un job. Lui, un job de simple humain avec une autorité hiérarchique au-dessus de lui. L’angoisse. Autant dire qu’il n’était pas d’humeur merveilleuse. Il avait failli étrangler un serveur et il avait engueulé un patron pendant un entretient d’embauche. Ce n’était pas vraiment sa tasse de thé. Il se demandait comment trouver des repères dans ce monde normal qui n’était pas le sien. Les épaules affaissées, il marchait sans but, passant ses yeux sur les vitrines à la recherche d’une proposition d’emploi.
Depuis qu’il s’était fritté avec sa sœur et qu’ils n’habitaient plus ensemble, Klaus se sentait un peu seul. Si seulement Elijah avait pu être dans les parages !
Dans l’immensité de New York on croisait beaucoup de monde, mais pas le frère de l’ancien vampire. Non, par contre, des touffes rousses, il en voyait. Et justement en face de lui, il y en avait une et elle lui semblait vaguement familière. Plissant les yeux comme s’il pouvait y voir mieux ainsi, Klaus trottina pour rattraper la jeune fille. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant qu’il s’agissait de Lydia ! Il n’avait peut-être plus son instinct de vampire, sa vue en tout cas n’avait pas prit mille ans dans les dents ! « Je me disais bien t’avoir reconnu de dos » lança-t-il d’une manière plus flippante qu’élégante.
Klaus aimait bien Lydia : elle était jolie, gentille, sortait d’une série comme lui, et en plus de ça, elle semblait désespérément attirée par le danger. Elle avait tout pour lui plaire. Un sourire s’étira sur son visage sans que lui-même ne puisse dire quel genre de sourire c’était. A elle de voir comment elle le prenait.  

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Klaus Mikaelson
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Mar 11 Avr - 18:01

 

Shall we start

again ?
Klaus & Lydia


Si il fallait citer ne seule raison pour laquelle j'aimais New York je n'hésiterais pas une seule seconde: il n'y avait pas à dire c'était le meilleur endroit au monde pour faire les magasins. C'est ce à quoi j'étais occupée cet après-midi là. J'avais traîné Stiles derrière mois parce qu'il était indispensable qu'il étoffe sa propre garde-robe d'ici. Cependant ça faisait une bonne demie-heure que nous nous étions perdus de vue dans les rues commerçantes ou plutôt une demi-heure qu'il avait réussi à me fausser discrètement compagnie. Je jetai un coup d’œil à mon téléphone... Batterie à plat évidemment. Je pestais silencieusement sur mon sort avant de décider de retourner au motel où j'étais certaine que mon ami serait déjà. Étais-je à ce point un véritable tyran lorsqu'il s'agissait de vêtements ? Bon d'accord peut être un peu...

Je soupirai une dernière fois avant de reprendre ma route. Cependant une voix que je connaissais interrompit bien vite mes pas. Une voix que je n'avais pas entendu depuis cette soirée qui avait si mal tournée et dont je préférais ne pas trop me souvenir... Très bien Lydia, ne fait rien de stupide... Une petite voix dans ma tête me soufflait de continuer ma route et de faire comme si je ne l'avais pas entendu. Étrangement familière cette voix d'ailleurs... Le choix de la raison sans aucun doute. Mais bon j'avais tendance à ne pas être très raisonnable... Je me retournai en affichant un sourire légèrement crispé:

- Bonjour Klaus, le voir me refit instantanément pensé aux événements de la soirée du gouvernement quelques mois plus tôt et au rôle qu'il y avait joué. Pas nécessairement celui du gentil héro. Je savais que comme nous tous, il avait reperdu par la suite ses... capacités mais je ne pouvais pas effacer de ma mémoire tout ce qu'il s'était passé. Tu as l'air d'aller bien... depuis la dernière fois. Appelez moi suicidaire je continuais tout de même d'entretenir la conversation, je l'aimais bien malgré tout... Pourtant Stiles me l'avait bien dit cette même nuit: "on fait pas ami-ami avec les meurtriers". Mais bon, en prouvait mon argumentation de défense un peu bancale d'alors, j'étais bien trop têtue pour renoncer si facilement. Ou peut être juste un peu folle.




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Mer 12 Avr - 17:06
Niklaus avait l’impression vague (mais alors très très vague) que la rouquine n’était pas ravie de le revoir. Enfin ! Les rares fois où ils s’étaient vu tout c’était bien passé, non ? Pour la mettre en confiance même s’il n’était pas sûr que cela marchait vraiment, l’ancien hybride lui adressa un sourire particulièrement gentil. Lydia le salua d’ailleurs et cela le mit dans les meilleures conditions pour qu’ils aient tous les deux une conversation agréable et polie.
Et elle continua en lui disant qu’il semblait aller mieux que la dernière fois.

Mmh, légère gêne.

Klaus toussa un instant pour réfléchir à ce qu’il allait bien pouvoir lui dire. D’un côté la dernière fois avait été un moment merveilleux pour lui, il avait retrouvé sa condition de vampire originel, il était à nouveau tout puissant, lui-même… Et de l’autre il avait croisé un homme ressemblant bien trop à son père. Il aurait préféré ne jamais le croiser. Aussi, si la soirée avait bien démarré, elle s’était plutôt très mal terminée. « Tu trouves ? » lança-t-il, provocateur. « Je pense au contraire que j’étais bien mieux la dernière fois » continua-t-il. Avec ses pouvoirs au fond, seule la ville changeait pas son mode de vie. Mais la jeune femme sans doute ne devait pas voir les choses comme cela.
« Ou alors tu me dis ça parce que tu as eu peur de moi la dernière fois que nous nous sommes croisés ? » questionna-t-il, en se disant qu’il allait directement au fond du problème. Il ne comptait absolument pas se disputer avec elle, juste que savoir qu’il était inquiétant en tant que vampire le mettait dans un état exceptionnel de joie. Il était si heureux qu’on le craigne, c’était ce qu’il avait toujours recherché et voulu. Même si Lydia ne sera jamais une cible privilégiée. Il voulait effrayer les gens qui pourraient potentiellement lui vouloir du mal, or il n’était pas certain que ce soit le dessein de la rouquine. « Dommage que l’effet ne fût pas permanent » commenta-t-il plus pour lui-même que pour alimenter la conversation. Il parlait là des pouvoirs bien entendu. Tout était redevenu « normal » par la suite et Niklaus avait très mal vécu cela. Ces espoirs si beaux qui se cassaient la gueule. Ça ne lui plaisait pas du tout. Mais il faisait avec, parce qu’il fallait qu’il avance dans la vie quand même !

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Dim 23 Avr - 18:47

 

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Un frisson me parcouru au souvenir de la dernière soirée que nous avions passée ensemble. La plupart du temps je préférais occulter complètement toute pensée y touchant. Sincèrement, après coup, j'avais eu peur. Dans l'adrénaline du moment je n'avais pas vraiment eu conscience de l'horreur qui se déroulait sous mes yeux et de tout ce qui aurait pu se passer. Après, plus tard, je m'étais dit que j'aurais pu perdre Stiles cette nuit là, que cette Elena ou un autre aurait pu lui faire du mal et je ne me pardonnais toujours pas de l'avoir abandonner ne serait-ce qu'un instant. C'est pourquoi je laissais échapper une légère grimace lorsque Klaus m'opposa un point de vue bien différent sur cette soirée.

- Risquer ma vie et surtout celle de mes proche n'est pas vraiment l'activité que je préfère exercer dans mes soirées, je commençais ironique, alors non on ne peut pas vraiment dire que quoi que ce soit ou qui que ce soir m'a paru mieux cette nuit là.

Je retrouvai la contenance que j'avais légèrement perdu en le reconnaissant lorsqu'il évoqua mon hypothétique peur d'alors. Je plantai mon regard dans le sien, bien décidé à lui montrer qu'il n'en était rien.

- Je n'ai pas peur de toi. C'était vrai, confiance ou idiotie, je ne craignais pas pour ma santé ou pour ma vie en sa présence. Je l'aimais bien même, il était une des personnes ici qui avait semblé me comprendre et mieux que ça, qui m'avait appris des choses sur moi même et sur mes anciens dons. Mais ça ne veut sûrement pas dire que je peux approuver ce qui s'est passé ce soir là. Ce que tu as fait. Tuer des gens c'est pas un truc vraiment acceptable tu vois ? Je savais, en connaissant un peu mieux son caractère que je jouais un peu avec le feu avec mon ton provoquant. Mais je ne cherchais pas vraiment l'affrontement. Il fallait juste que je dise ce que j'avais sur le coeur.




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Ven 28 Avr - 16:25
Lydia n’avait pas l’air d’être quelqu’un avec une forte tête. Elle semblait docile, le genre de fille qui n’opposait pas de résistance, ce qui pouvait autant plaire à Niklaus que l’agacer. Mais là, elle lui opposa un point de vue bien différent qui fit sourire l’hybride. L’ignorance de la seule vingtaine année de vie, probablement. « Tu ne profites pas assez de la vie jolie jeune fille » dit-il simplement, sans même lâcher un sourire. Le compliment y était parce que cela rendait sa phrase plus belle comme cela. Elle était jolie et jeune, c’était vrai, pas faux, mais il n’aurait pas eu besoin de le précisier, surtout dans cette situation. Les mains croisées dans son dos comme s’il était une statue de Lénine, Niklaus ne détachait pas son regard de son visage, guettant les sentiments et réactions successives qu’il pouvait y voir.
Elle lui dit qu’elle n’avait pas peur de lui, et il inclina la tête vers l’avant, montrant qu’il avait entendu et comprit ses paroles. « D’accord » répondit-il simplement. D’accord, que pouvait-il répondre d’autre ? Elle n’avait pas peur de lui, ou elle essayait de s’en convaincre, les deux étaient tout à fait possible. Elle lui fit la morale et il leva les yeux au ciel. « Mes réactions sont plus violentes quand je suis un vampire, pardon, un hybride » se corrigea-t-il en souriant. Cette excuse, c’était comme si cela excusait tout ce qu’il avait fait, même si de toute manière il n’avait aucun remords. Il avait tué, éventré, massacré tellement de gens dans toute sa vie qu’une victime de plus ou de moins ne le dérangeait pas trop. « Si tu as un jour la chance d’être transformé, ici ou ailleurs, tu comprendras qu’il est quasiment impossible pour un vampire de se contrôler quand il a… Les crocs. C’est la base même de notre condition. On sèche quand on ne boit pas trop. J’ai passé des mois dans ma condition stupide d’être humain avant de retrouver mon véritable moi. Tu comprendras facilement que mon corps a très mal vécu une énième transformation ».

Oui Niklaus voyait le vampirisme comme un cadeau du ciel, qui était en fait un cadeau de sa mère. On ne pouvait pas être plus heureux qu’en tant que vampire, et Lydia sans doute ne s’en rendait pas compte. Elle ne pouvait pas comprendre et pour le coup, il avait de la peine pour elle. Qu’elle n’ait jamais connu la vraie puissance, tout ce qui soulignait le caractère de la personne transformée : « Qui était ce garçon avec toi ? » demanda-t-il brusquement en faisant référence au jeune homme qui était là à la dernière soirée du gouvernement.

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Klaus Mikaelson
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Ven 28 Avr - 19:38

 

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Je n'étais pas certaine de savoir comment prendre ce qui me semblait être des leçons de vie, surtout venant de sa part. Profiter de la vie ? Je l'avais fait un temps même si, déjà, à 'époque, je me la compliquais un peu. J'avais tout ce qu'on pouvait désirer. J'étais la reine de mon lycée, personne n'osait me marcher sur les pieds et je sortais avec le capitaine de l'équipe sportive de l'école. J'étais brillante, sans le montrer pensant que sa pourrit nuire à mon couple et à ma réputation et j'avais déjà des plans tout tracé pour mon avenir. Il n'y avait personne à Beacon Hills qui ignorait ce qu'était une fête chez Lydia Martin. Et puis les choses avait changé quand plutôt que de « profiter » de ma vie, de ma jeunesse, j'avais commencé à la risquer. Allison et sa famille de chasseur étaient entrés dans mon quotidien, suivi de près par Scott, fraîchement transformé en loup-garou. Jackson, mon copain, s'était avéré être une créature meurtrière sans même en avoir conscience et j'avais aidé à la résurrection d'un psychopathe qui avait fait de moi une banshee, bien malgré moi. Les aventures s'étaient enchaînées et nous avions eu à subir de bien trop nombreuses pertes. Malgré tout ça, je ne regrettais pas l'époque où je « profitais de la vie » parce que tout ça m'avait appris ce qui comptait vraiment : le sens des mots amitié, confiance parmi tant d'autres.

- Je ne peux certainement pas profiter de la vie si cela signifie de mettre en danger celle des autres, je fis n'attendant pas de réponse sur cette question où je savais nos points de vue bien différents.

Je hochai la tête à ses explications quant à son comportement d'alors. Bien sûr ça n'expliquait pas tout mais dans un sens je pouvais imaginé que certains instincts reprenaient le dessus à certains moments. Je pensais à Malia qui avait eu tant de mal à réapprendre parmi les humain après avoir passé tant de temps sous la forme de coyote. Je me souvenais de ses difficultés à la pleine lune pour garder le contrôle sur elle même

- Pas tous les monstres ne font des choses monstrueuses, je murmurai comme pour moi même en écho à des mots que j'avais prononcé quelques années plus tôt.

La question qui suivi me déstabilisa un instant tant le changement de sujet était brutal. Je souris légèrement avant de répondre.

- Stiles ? Il vient de mon monde, et n'avait toujours pas renoncer à y retourner soit dit en passant, il fait parti du groupe que nous formons la bas. C'est un ami très important pour moi. Pourquoi cette question ?




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Lun 1 Mai - 17:32
Décidément, Niklaus avait bien du mal à se faire à l’idée que dans un monde civilisé ce n’était pas normal de tuer des gens, de les traquer pour son bon plaisir… Il ne comprenait pas pourquoi cela ne plaisait pas à Lydia, mais il se rendait bien compte aussi qu’elle avait toujours vécu en tant que proie et non pas en tant que chasseur. Sans doute que cela y faisait pour beaucoup. Aussi, l’ancien hybride ne répondit rien. Après tout, c’était à elle de savoir ce qui lui plaisait et c’était elle qui décidait de la manière dont elle voulait passer son bon temps. Klaus avait malheureusement souvent du mal avec les opinions divergentes mais pour fois, il préférait faire fit de ce qu’il pensait pour ne pas braquer la jolie jeune fille devant lui.

Il sourit à la phrase de Lydia. « Alors dans ce cas, tu remarqueras que ce ne sont pas des monstres, ma chérie » dit-il sans se départir de son sourire. Il acceptait volontiers son étiquette, après tout il fallait bien qu’il s’y fasse. On l’avait si souvent insulté avec ce mot qu’à la fin, il n’y faisait plus attention. Bien sûr, elle ne lui avait pas craché cela, disons plutôt qu’elle avait dit à voix haute quelque chose qu’elle pensait sans doute très fort. Lucide, Klaus ajouta : « Je suis un monstre. Que ce soit du point de vue génétique ou du point de vue psychologique. On finit par s’y faire, ce n’est pas si terrible » continua-t-il paisiblement. Il se mit à côté d’elle et l’invita d’un geste à poursuivre sa route à ses côtés. Elle décidait d’où aller, il la suivra sans rechigner.
Un sourire vînt égayer son visage lorsqu’elle dû lui répondre à propos du garçon qui était avec elle. Il l’avait remarqué pour la simple et bonne raison que tous les deux semblaient proches. Il avait pour habitude (mauvais ou non, là n’était pas la question) de se renseigner toujours sur les fréquentations des gens qu'il appréciait un minimum. Lydia ne faisait pas exception. « Simple curiosité. Je me souviens de lui par rapport à son regard effarouché quand j'avais la bouche pleine de sang, ça aurait presque pu être vexant » commenta-t-il avec un air pédagogue. Il sous-entendait par-là que la prochaine fois qu’ils se croisaient, mieux valait pour lui qu’il ne lui jette pas à nouveau de regard comme cela. « Il est le seul de chez toi que tu as retrouvé ? » demanda-t-il enfin sans jeter un regard vers elle.
Lui il avait retrouvé du peuple, quand même : sa sœur, Elena, cette folle furieuse de Katherine... Pas forcément les plus belles retrouvailles, Klaus attendait avec impatience l’arrivée d’Elijah, si tant est qu’il doive arriver un jour, pour l’empêcher de commettre un meurtre avec sa sœur. Vieille querelles de famille, tout allait bien.

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Jeu 11 Mai - 13:43

 

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Inexplicablement, je me sentais un peu triste pour lui. Ses mots quand à son acceptation du qualificatif de monstre me peinait un peu sans que je ne comprenne pourquoi. Je le suivais machinalement au milieu des passants, un instant plongée dans mes pensées cherchant comment exprimer ce que je voulais dire. Les gens ne faisaient pas vraiment attention à nous. Je supposais qu'ils s'étaient lassés, cela faisait tellement longtemps maintenant que nous avions fait notre apparition ici que cela ne leur faisaient plus vraiment quelque chose de voir déambuler dans les rues des personnages sensés être de fiction. Moi même je m'étais faite à l'idée bien qu'une partie de moi espérait toujours retourner un jour à Beacon Hills. Plus que ma vie là-bas, c'était mes amis, ma mère qui me manquaient quelques fois. Je pensais à Scott et à tout ce qu'il avait fait pour protéger la ville depuis qu'il était devenu loup-garou et trouvais enfin des mots à lier à mes sentiments.

- C'est un peu fataliste comme raisonnement non ? Je commençai après cet instant de silence. Ce n'est pas parce que tu es d'une nature différente que tu es condamné à mal agir... Enfin c'est ce que je pense... Tu aurais pu choisir de mettre tes aptitudes au service des gens qui en ont besoin. Je lui souris doucement avant de poursuivre. Et puis, je ne pense pas que tu sois un monstre... C'est pour ça que je n'ai pas peur de toi d'ailleurs. Un petit air de défi apparu sur mon visage à ces derniers mots. Je pense juste que tu fais le mauvais choix parfois... Mais tu ne peux pas être complètement mauvais sinon je suppose que je ne serais pas là pour en parler étant donné que je me suis interposée cette soirée là. Tout comme Barry...

Je fronçais légèrement les sourcils à son évocation de Stiles lors de cette soirée. Je n'aimais pas vraiment la légère menace cachée derrière ses mots. Je savais très bien que Stiles gardait un souvenir de cette fameuse nuit encore pire que le mien. Je savais qu'il n'approuverait certainement pas que je sois d'ailleurs tranquillement en train de discuter avec Klaus à ce moment même. Là où j'avais tendance à essayer de déceler le bon côté de certain, Stiles était un peu celui qui me freinait dans ce qui pourrait un jour me mettre en danger.

- Peux-tu vraiment le blâmer pour ça ? Il a réagit comme n'importe quel être humain normal face à quelqu'un mordant à sang un homme, j'essayai de le raisonner. Stiles... Il cherche simplement à me garder en vie. Et je ferai tout ce que je peux pour le protéger aussi, j'ajoutais comme un léger avertissement bien que j'avais conscience de la faiblesse de ma réponse à sa menace. Et en effet, il est le seul sur qui j'ai eu la chance de tomber...






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Jeu 25 Mai - 23:58
Les propos de Niklaus sur les monstres étaient ceux que pourraient dire la plupart des gens. C’étaient aussi des mots dont il pensait très fortement en leur véracité. Il avait arraché des cœurs, il avait décapité des gens, il avait détruit des familles entières, rasé des villes, et parfois même, uniquement pour son bon plaisir. Il y avait prit du plaisir, tel le chasseur qui poursuit sa victime. Il avait prit du plaisir comme toute personne instable d’esprit avec des pulsions meurtrières. Klaus était un monstre, il l’admettait, l’acceptait et vivait mieux ainsi. Ce n’était pas fataliste. C’était réaliste. Dramatiquement réaliste, à un point même que la jeune femme ne devait pas comprendre. Elle ne l’avait jamais vraiment vu assassiner des foules entières, elle ne l’avait jamais vraiment vu fomenter un plan qui allait détruire des familles, elle ne l’avait jamais vraiment vu diviser son propre sang, liguer ses propres frères et sœurs les uns contre les autres. Elle n’avait rien vu. Lydia, avec sa vision humaniste des choses, ne pouvait guère comprendre ce que représentait l’étiquette de « monstre » sur le torse de Klaus. Il écouta pourtant la fin de sa tirade jusqu’à la fin, parce qu’il le lui devait bien. Lydia ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas sa nature sanguinaire. « Oui, j’aurais pu. Mais j’aime la chasse, le meurtre, et tout ce qui va avec. C’est ça qui me rend monstre. Néanmoins, si je ne t’ai pas tué, ou si je n’ai pas tué Barry, c’est parce que je vous apprécie. Et j’ai beau être un sanguinaire, j’évite de tuer de sang-froid et sur une… Pulsion meurtrière, les gens que j’apprécie» dit-il simplement. Admettre que l’on était un meurtrier, revendiquer le plaisir que l’on avait à tuer tout cela pouvait-être… Effrayant. Mais la jolie rouquine n’avait pas l’air effrayée. Pas encore. S’il avait eu ses crocs, peut-être qu’elle serait déjà loin.
Lydia l’aidait à réfléchir sur la vie, sur la mort, sur sa condition d’être humain. Il n’avait eu aucune honte à admettre son affection pour elle. Il ne le lui avait peut-être pas bien montré, et il fallait dire que la première fois qu’ils s’étaient croisés, il l’avait sauvagement plaqué contre un mur. Mais cette première rencontre, cette première mise en matière lui avait plût. Le tempérament de la jeune fille lui avait plût. « Il est vrai que je ne connaissais pas Barry, à l’époque » continua-t-il, uniquement pour l’informer, « je présume qu’il allait trop vite pour moi». C’était un soupçon de plaisanterie. Il avait rencontré Barry après coup à l’hôpital, et il avait beaucoup apprécié lui parler. C’était un jeune homme intéressant dont il gardait un bon souvenir.

Mais la conversation revînt sur un autre garçon qui semblait ne pas apprécier Klaus. Et forcément, cela le rendait agaçant aux yeux de l’ancien hybride. Cela était étonnant pour lui de constater que Lydia tenait à lui. Elle y tenait un peu trop. Etait-ce là de la jalousie ? Sans doute un peu. Elle essaya de raisonner l’ancien vampire. C’était peine perdue. « Il sort d’un monde surnaturel. Humain ou non, il doit s’habituer au sang» commenta-t-il comme si cela expliquait tout. Qu’il essaie de garder Lydia en vie, bien que ce soit louable, ne plaisait pas trop à Klaus. « N’es-tu pas assez grande pour prendre soin de toi seule ? » demanda-t-il, un sourire malicieux sur les lèvres. La surprotection du garçon était un manque flagrant de confiance. Voulait-elle de cela ? Elle ajouta qu’elle fera tout pour le protéger et Klaus en prit bonne note sans effacer son sourire. Il ne désirait pas se la mettre à dos. Si un jour par contre, il y avait de l’eau dans le gaz entre Lydia et ce garçon, Stiles, Klaus agira peut-être. « Je vois. D’autres vont sans doute arriver ».

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Mar 30 Mai - 17:26

 

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Je n'avais pas vraiment l'habitude de tomber sur plus borné que moi. Il fallait croire qu'il y avait un début à tout. Notre conversation avait commencé avec mes reproches et voilà que je me mettais à présent à le défendre, même face à son propre jugement. J'avais comme l'impression que les choses n'étaient jamais simples avec Niklaus et je ne savais pas vraiment ce qu'il attendait de moi, de mes réactions ? Cherchait-il à me pousser à mes retranchements ou bien était-ce autre chose ? Je ne savais pas sur qu'elle pieds danser, surtout quand il insistait ainsi sur le fait qu'il n'était pas fréquentable. Devais-je y voir un avertissement ? Mais n'était pas Lydia Martin qui veut et je n'étais sûrement pas du genre à abandonner si facilement, dire le contraire aurait été bien mal me connaître.

- Est-ce que ton but et de me voir m'enfuir loin de toi ? Je croisais les bras contre ma poitrine dans mon attitude la plus obstinée. Je ne suis pas si impressionnable, tu peux faire mieux. Je laissais un léger sourire en coin s'inscrire sur mon visage avant de poursuivre. Tu es une personne un peu contradictoire tu sais ? Me dire que tu m'apprécies en me menaçant à moitié en même temps, me disant que ça ne me mettra pas forcément à l'abri de tes « pulsions »... Je ne suis pas vraiment sûre de savoir ce que tu attends de moi.

Mon sourire resta ancré sur mes lèvres à sa plaisanterie sur Barry. Je pouvais deviner qu'il appréciait un minimum l'ex « The Flash ». C'était mon cas aussi. Je sentais que le jeune homme était quelqu'un sur qui on pouvait compter. Je gardais d'ailleurs un très bon souvenir de la première fois où nous nous étions croisés. C'était vraiment quelqu'un de bien il n'y avait aucun doute la dessus.

Étonnement, voir la conversation s'orienter vers Stiles me mettait bien plus mal à l'aise que l'entendre évoquer son passé de meurtrier. Il y avait des événements dans mon passé commun avec lui qui faisait que je ferais sans doute tout pour lui au même titre qu'il avait fait beaucoup pour moi. Aussi je n'étais pas sûre, non en faits j'étais certaine, que je voulais éviter qu'il se fasse des ennemis ici. Et cela commençait par Klaus qui n'avait pas l'air de le porter dans son cœur pour le moment.

- Je doute que Stiles s'habitue un jour au sang et je ne pense pas que ce soit quelque chose qu'on puisse exiger de quelqu'un d'ailleurs. Je gardais un ton calme avant de poursuivre comme pour appuyer mon argument. Être une banshee ne m'a pas rendu plus confortable avec la mort pour autant par exemple. J'avais du mal à imaginer qu'on puisse s'habituer un jour aux cadavres et en faits je n'espérais pas que se soit le cas. Sa seconde interrogation ne m'agaça pas autant qu'elle aurait pu le faire et c'est toujours sereinement que j'y répondis. Je ne vois pas exactement les choses comme ça. Je pense que je sais prendre soin de moi mais... Je pense aussi qu'on a tous besoin d'un ami, de quelqu'un pour avoir un deuxième point de vue sur les choses. Ce n'est pas pour autant que je me range forcément à ce que à l'avis de Stiles... Je dirais simplement qu'après tout ce qu'on a vécu ce qu'il pense compte pour moi et je le prends en compte dans mes décisions. Alors je dirais que même si je suis « assez grande pour prendre soin de moi toute seule », j'ai aussi besoin de Stiles. Comme il a besoin de moins, enfin je l'espère. Je ponctuais pas très sûre que Klaus comprenne où je voulais en venir, c'était assez clair dans ma tête mais beaucoup plus compliqué à exprimer avec des mots. De toute façon j'avais la vague impression qu'il serait aussi compliqué de faire apprécier Stiles à Klaus que l'inverse.



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Mar 13 Juin - 15:05
Niklaus avait un esprit de contradiction développé pendant plus de mille ans avec des gens tout aussi bornés que lui : ses frères et sœur. Sa nature de créature démoniaque si on pouvait l’appelait ainsi, lui paraissait tellement évidente qu’il ne comprenait pas que Lydia pense encore pouvoir sauver son âme noire. Autant que possible peut-être, l’ancien hybride essayait de la prévenir, de lui dire qu’il ne valait mieux pas le fréquenter. Tous ceux qui étaient proches de lui, sans les appeler forcément « amis » venaient à finir prématurément dans un cercueil où il les aurait entraîné. Elle croisait les bras sur sa poitrine en le questionnant et Klaus reconnaissait bien là un tempérament féminin exacerbé. En somme, un tempérament qui lui plaisait. Il ricana un peu face à ses paroles. La jolie rousse ne manquait pas de caractère, et il se plaisait à se dire qu’ils feraient une sacrée paire tous les deux, dans une autre vie. « En tant qu’humain, il n’y a plus grand-chose que je puisse faire pour t’impressionner, hélas. Je crois bien ne te dominer qu’en taille maintenant » commenta-t-il tout à fait sincère. Ça lui coûtait de l’admettre pour lui qui avait vécu pendant mille ans sur le toit du monde, incapable de mourir, supérieur aux autres vampires en général ; mais également supérieur à ses frères et sœur. « Si je savais ce que j’attendais de toi, le problème serait réglé et nous n’aurions pas cette discussion » tempéra Niklaus d’un air de philosophe grec. Il ne savait pas pourquoi il lui parlait ainsi et même il s'agissait là d'une conversation à coeur ouvert sans arrière pensée. Un miracle.

Mais la conversation concernant Stiles semblait ne pas plaire à la jeune fille, et d’ailleurs, elle ne lui plaisait pas à lui non plus. Klaus était difficile, en matière de conversation. Lydia lui répondit qu’on ne pouvait rien exiger du garçon et à part un soupir médusé et des yeux levés au ciel, il ne répondit pas. A quoi bon ? Apparemment elle le défendrait bec et ongle, il ne voulait pas d’une dispute dans la rue pour un individu avec une tête d’idiot. Mais Klaus était plutôt étonné qu’elle n’ait jamais été à l’aise avec la mort au vu de sa nature. Il médita quelques secondes dessus. « Il doit te manquer de l’expérience » dit-il, persuadé qu’il ne pouvait s’agir que de ça. Lui aussi, la première fois qu’il avait tué quelqu’un il n’était pas à l’aise. Il était même malheureux, se voyait comme un monstre ne méritant que le bûcher. Cent ans plus tard, il commettait les pires massacres à travers l’Europe. « Cela ne te rend pas vulnérable ? » demanda-t-il. Cette question vicieuse était posée sur un ton innocent qu’il s’amusait beaucoup à utiliser au gré de ses envies. « C’est vrai, s’il lui arrive malheur, tu seras seule et tu ne sauras plus prendre de décision sans t’en référer à quelqu’un d’autre » continua-t-il en secouant la tête. La base même de son caractère, c’était de prendre seul des décisions. Pas toujours les meilleures et souvent sur le coup d’une impulsion violente. C’était sa nature.

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Jeu 22 Juin - 23:10

 

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C'était assez hallucinant la manière dont notre conversation avait aussi rapidement changé de ton. Je me demandais bien pourquoi il m'avait été aussi facile de pardonner à Klaus ses écarts de la dernière nuit. Ce n'était pas comme s'ils étaient de faible ampleur en plus ! J'étais pourtant bien certaine de ne plus me laisser embobiner aussi facilement qu'avant par des belles paroles... Et encore ce n'était même pas ça puisque Klaus n'avait pas vraiment essayer de justifier son comportement autrement que par le fait que c'était sa « nature ». C'était peut être parce que je m'étais attacher à lui et qu'un visage familier était toujours agréable à trouver dans cette ville immense. J'aimais vraiment bien l'homme qui me faisait face, il me faisait voir les choses autrement et son expérience du surnaturel n'était pas inutile pour quelqu'un comme moi qui ne savait presque rien de ses propres aptitudes. Et puis... Il savait se montrer complètement charmant quand il le voulait. Autant de raisons qui faisait que je ne pouvait tout simplement pas le détester comme Stiles aurait sans doute aimé que je le fasse. Heureusement (ou pas d'ailleurs) j'étais quelqu'un qui n'en faisait qu'à sa tête.

- Et encore c'est parce que je ne porte pas de talons inconfortables pour faire mon shopping... Je souris malicieusement à cette affirmation. Ce n'était même pas vrai, j'étais plutôt de petite taille et même perchée, il m'aurait largement dominé en taille. Je continuais ensuite sur le même ton léger à sa réflexion suivante. Si tu savais ce que tu attendais de moi, le problème ne serait peut être pas non plus réglé et cette discussion aurait toujours lieu d'être... Je souris brièvement avant de m'expliquer. Tu sembles bien trop persuadé que tu aurais obtenu cette chose... Une mauvais habitude je suppose ? J’atténuai ma petite provocation d'un sourire joueur. Je ne cherchais pas à être désagréable.

Je sentais bien qu'il ne comprenait pas mon point de vue sur la mort comme je ne comprenais pas son stoïcisme face aux bains de sang. C'était tout simplement impossible pour moi à envisager aussi je me contentais de hocher doucement la tête pas du tout convaincue cependant que l'expérience avait quelque chose à voir là dedans. Cependant j'avais une réponse à apporter à sa question suivante.

- Il est tout à fait possible que ça me rende vulnérable mais ne pas l'être n'est pas forcément ce que je recherche, d'ailleurs je suis presque certaine que ce soit possible. On ne peut pas ne s'attacher à personne ou même forcer ces gens à ne jamais nous quitter donc à mon point de vue nous sommes tous vulnérable. Même lui. Je ne prononçai pas ses derniers mots tout haut mais le sous texte était parfaitement clair. Il n'était pas possible en mon sens que durant toute son existence il n'ait jamais aimé, ne se soit jamais attaché à quelqu'un au risque de se montrer « vulnérable » comme il le disait si bien. Ensuite, premièrement, je pense que s'il lui arrivé malheur, il se pourrait bien que j'en devienne folle. C'est lui qui me l'a dit une fois. La mort n'est pas quelque chose qui t’arrive à toi, ça arrive à tout ceux qui sont proches de toi et qui doivent trouver comment continuer sans toi... Je souris doucement au souvenir de ses paroles, voir de ses reproches qu'il m'avait opposées il y a ce qui semblait des années. Donc oui tu as raison, peut être même que j'y survivrais pas. Quoique il pourrait bien lui arriver un truc plus tôt que prévu parce qu'on ne laisse pas ses amis en plan en plein milieu d'une séance de shopping sans représailles. Je continuai sur un ton plus léger avant de poursuivre, toujours en souriant. Et puis il semble que je puisse prendre mes décisions en contradiction de son avis quand je le juge nécessaire... La preuve en est, je discute avec toi là tout de suite n'est-ce pas ?



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Mar 4 Juil - 12:21
Lydia était une jeune femme qui savait mener une conversation apparemment d’esprit mais qui savait aussi s’avérer taquine. Elle n’hésitait pas à plaisanter avec lui, là où d’autres auraient potentiellement eut peur d’une de ses réactions violentes et sans aucun sens. Autant de spontanéité le séduisait parce qu’il n’en avait pas beaucoup rencontré, des comme elle. La rouquine lui dit qu’avec des talons elle avait sa chance, et Niklaus voulait bien la croire : « Une femme à plus d’armes qu’elle ne semble en avoir, je suppose ». Elle continua sur sa lancée et lui lança une légère critique qui, loin de le piquer eut le mérite de le faire sourire. Mauvaise habitude ? Pourquoi employer des mots si forts ? Ce n’était pas une mauvaise habitude pour lui, pour les autres sans doute, ceux extérieurs qui ne pouvaient pas juger ce qui se passait à l’intérieur. « J’admets avoir un léger côté manipulateur… » commença-t-il en souriant toujours, se demandant jusqu’où il pourrait l’emmener ainsi, « J’ai toujours obtenu ce que je voulais, peut-importe la manière employée, il n’y a que toi qui y vois une mauvaise habitude. Moi, je trouve cela assez formidable ». Il doutait sincèrement que Lydia, dans une autre vie, ou avec d’autres gens, ait eut un côté manipulateur aussi exacerbé que le sien. Il était vrai que dans sa famille, il était celui qui était le plus violent et le plus vicieux. Sans doute s’y était-il fait, finalement.

Niklaus aimait bien avoir son avis. Mot qu’il ne connaissait habituellement pas, trop habitué à faire cavalier seul, même lorsque son frère ou sa sœur essayait de l’aider. Il y avait toujours une partie du plan dont il ne leur parlait pas, sachant qu’ils seraient contre et essaieraient de lui mettre des bâtons dans les roues. Mais il était important pour lui de savoir le point de vue de Lydia sur la vie en général. Son attachement envers un humain peureux lui paraissait totalement incongru. Mais elle avait les mots justes. Il valait mieux dès lors ne s’attacher à personne. « Si l’on est quelqu’un à problème, je dirais qu’il est de notre devoir de ne pas nous attacher à quelqu’un » lança-t-il en flanquant ses mains dans ses poches, « par exemple, les rares personnes pour qui j’ai eu de l’affection on finit dans un cercueil et souvent d’ailleurs, par ma faute ».  À peu près toute sa famille, déjà, Camille, lui-même (parce que oui, Niklaus se portait lui-même de l’affection, preuve d’un narcissisme profondément ancré dans son être). Elle continua de parler et il comprenait ce qu’elle voulait dire, pour le coup. Il comprenait qu’elle ne survivrait pas à sa mort, Klaus pour une fois connaissait son sentiment : « La mort d’un être cher nous détruit plus qu’on ne peut l’imaginer ». Il entendait encore dans ses oreilles sont hurlement en réalisant que la jolie Camille s’était tranchée la gorge alors qu’il dormait à côté d’elle.
Il eut un sourire à sa plaisanterie sur le shopping et ajouta que son ami était contre le fait qu’elle lui parle : « Attention ma chérie, si un jour tu refuses de m’adresser la parole, je vais penser que c’est de sa faute » lança-t-il moitié-plaisantin moitié-sérieux. « Tu raterais quelque chose à ne plus me parler ! »

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Mer 19 Juil - 16:09

 

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Je n'étais pas sûre de savoir où nous menait cette conversation. Il était certain que nos points de vue s'opposaient en de nombreuses façons mais je n'en appréciais pas moins discuter avec lui. Il semblait que je préférais un échange de ce genre à ceux où l'argumentation était absente. Et puis, mon interlocuteur était aussi une des raisons de l'engouement que je retirais de cette échange : Klaus était un vrai mystère pour moi, dans sa façon de penser et de réagir, un mystère que je tentais d'éclaircir au fil de nos rencontres. Mais parviendrais-je vraiment un jour à le comprendre ? Il avait des siècles de vécu de plus que moi, j'imaginais que même en essayant, je ne pouvais pas vraiment me mettre à sa place.

Je souris à sa remarque, amusée par l'euphémisme. « Oh léger seulement ? » Je ne pouvais m'empêcher de trouver un écho dans mon passé à ses paroles suivantes. J'avais été du genre à manipuler mon petit monde à une époque pas si lointaine... Oh bien sûr ça n'avait sûrement rien de comparable mais j'aimais ce sentiment de pouvoir tout obtenir en tirant le bonnes cordes. Depuis bien sûr, il y avait eut Allison, puis Scott et Stiles et j'avais appris que je n'avais pas besoin d'être quelqu'un d'autre que moi même pour être bien entouré. J'avais revu le sens de mes priorités en quelques sortes. Mais j'imagine qu'on ne perd pas le goût du pouvoir et de l'ambition en un claquement de doigts. Cela devait être quelque chose qui existait encore au fond de moi et expliquait sans doute en partie mon affection pour Klaus. Je croisais de nouveau son regard avant de lui faire peur de mes réflexions « J'imagine que tu n'as pas tout à fait tort. Il est vrai que ça peut être utile de pouvoir influencer les gens je ne le nie pas. Mais je pense que ça va de part avec d'autres traits de caractères. La méfiance voir la paranoïa par exemple, comment tu veux faire confiance au gens si toi même tu passes ton temps à leur mentir, à les manipuler ? Et du coup la solitude ensuite. » Personne n'aimait être seule quoi qu'on en dise, pas même lui j'en étais certaine. Ce qui nous emmenait à son point de vue à lui comme quoi il ne valait mieux pas s'attacher à quelqu'un qui attirait les ennuis, quelqu'un comme lui. « En faits je ne pense pas que ce soit possible de ne s'attacher à personne. Même pour quelqu'un qui a vécu plusieurs centaines d'années. » Je souris légèrement avant de poursuivre. «Et plus que ça, je ne pense pas non plus, en admettant même de le vouloir, que tu puisses empêcher les gens de s'attacher à toi, ce genre de choses ne se contrôle pas. » Un instant mon regard se perdit sur la foule de passants qui se pressait sur les trottoirs, méditant mes propres paroles le temps qu'il les assimile.

J'éludai sa réflexion sur la mort d'un être cher. Je ne voulais pas y penser comme je ne voulais pas faire remonter de douloureux et encore trop récents souvenirs à la surface. J'écoutai cependant la suite attentivement sentant bien qu'il s'agissait plus que d'une plaisanterie. « Si un jour je ne t'adresse plus la parole cela viendra sans aucun doute d 'une de mes propres décisions. » Mes sourcils s'étaient légèrement froncés même si mon ton restait neutre. Je tentais ensuite de justifier la méfiance de mon ami, même si je savais qu'il était très certainement impossible de faire entendre raison à Klaus sur ce point de vue. « Est-ce que tu peux vraiment le blâmer de ce méfier de toi après tout ce qui s'est passé ce soir là ? Ou bien après tout ce que tu dis toi même de toi ? Et puis... Je n'ai pas toujours fait les bons choix en ce qui concerne mes fréquentations. J'imagine que ça l'inquiète également.» Mon sourire revint cependant lorsqu'il évoqua que je raterais quelque chose si je ne lui adressais plus la parole. « Des ennuis peut être ? » Ce n'étais qu'une plaisanterie, je savais que nos discussions me manqueraient si elles devaient cesser.



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Lun 24 Juil - 15:10
Klaus discutait avec Lydia sans aucun tabou. Il ne menait pas spécialement la conversation comme il avait l’habitude de le faire, il la taquinait sans essayer de la provoquer. En somme, c’était probablement la conversation la plus ordinaire qu’il avait eu cette dernière centaine d’année. Et ce n’était pas pour lui déplaire. Pour la première fois en un seul millénaire, l’ancien hybride goûtait à la normalité. Lydia répondait à ses attaques sans se vexer et sans avoir peur de lui, et si autrefois cela l’aurait légèrement vexé, maintenant, il se sentait bien avec l’idée de ne pas effrayer chaque personne qui s’approchait de lui. « Peut-être un petit peu plus que léger » admit-il en évoquant son côté manipulateur. Sa sœur lui avait un jour dit que même en enfer il pourrait faire plier Hadès et c’était probablement vrai. Beau parleur, il savait se mettre les gens dans la poche sans forcément avoir besoin de l’hypnose. Quelque chose que ses frères et sœurs avaient, malheureusement pour eux, trop souvent goûtés. La suite de ce qu’elle dit lui provoqua une légère pointe au cœur et il fronça les sourcils. Combien de fois lui avait-on répété qu’il était paranoïaque et combien de fois avait-il répondu que c’était légitime ? Trop de fois pour pouvoir le compter. Oh oui, il était méfiant et oui il n’accordait jamais sa totale confiance. Lydia avait raison. Ses manières de faire en disait plus sur son caractère qu’il ne voulait bien l’admettre et cela le dérangeait qu’elle se prenne pour sa thérapeute, rôle exclusivement réservé à la douce Camille qui n’était pourtant pas à New York. « Le monde entier veut ma peau, j’ai mes raisons d’être paranoïaque » répondit-il bien fadement, en écho à toutes ces fois où il lui avait dit cela. « Je ne suis pas seul ! » explosa-t-il finalement plus fort qu’il ne l’avait prévu.

Ah.

Le mot « solitude » ce mot qu’il ne fallait pas utiliser pour le représenter. C’était sa peur la plus grande et lui dire qu’il était seul lui faisait mal. Beaucoup trop mal pour qu’il ne l’admette à voix haute et jamais d’ailleurs, ne l’avait-il admis devant Elijah. Ce dernier pourtant, le lui avait souvent dit. Différent, Klaus avait toujours senti un décalage entre Rebekah, Elijah, Finn, Kol et lui. Il se sentait à part dans une famille qui n’était qu’à moitié la sienne. Bien sûr qu’il se sentait seul, mais Lydia n’avait pas le droit de sous-entendre que c’était de sa faute. Il n’avait pas demandé à être le fils bâtard d’un loup-garou et à être battu par son père adoptif. Il n’avait rien demandé du tout. Loin de s’excuser de son explosion, Klaus accéléra la cadence. Comme pour le calmer elle lui dit qu’il était impossible de ne s’attacher à personne et l’ancien hybride préférait ne pas ouvrir la bouche pour ne pas envoyer paître la jolie rouquine. Elle avait raison et c’était parce qu’elle avait raison qu’il ne pouvait pas admettre avoir tort. Alors, comme un enfant prit en faute, Niklaus se tut. Il ne dit rien. Il ignora Lydia qui était trop perspicace à son goût. Vexé comme jamais.

Lorsqu’elle continua pour lui dire que si elle ne lui parlait plus un jour, ce serait de son propre chef, il ne put s’empêcher de ricaner en se retournant vers elle. Parfois, des bribes de l’ancien Mikaelson resurgissait brusquement en lui et lui faisait avoir les mêmes réactions que lorsqu’il était vampire. C’était comme s’il se retrouvait brusquement à être de nouveau à la Nouvelle-Orléans, pour combattre des sorcières, des vampires et des loups-garous et faire échouer leurs complots contre sa personne. « Ce serait sans doute la meilleure décision que tu prendras dans ta vie » lui dit-il d’un ton sec. La remarque sur la solitude ne passait définitivement pas. « Est-ce que tu peux vraiment le blâmer de ce méfier de toi après tout ce qui s'est passé ce soir là ? Ou bien après tout ce que tu dis toi même de toi ? Et puis... Je n'ai pas toujours fait les bons choix en ce qui concerne mes fréquentations. J'imagine que ça l'inquiète également » lui dit-elle ce qui le força à se retourner vers elle. « Nous sommes deux dans ce cas » répondit-il. Oh oui, Niklaus savait autant s’entourer de bonnes personnes que d’ennemis, il en avait beaucoup trop souvent fait les frais. Elle lui dit qu’elle éviterait les ennuis à ne plus lui parler et il leva les yeux au ciel, légèrement calmé sans doute par ses taquineries et sa voix douce : « Sans doute, et tu ne perdras ton petit-ami dans l’affaire ».

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Hier à 22:49

 

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A voir sa réaction j'avais touché une corde sensible en évoquant sa solitude. Malgré tout je n'arrivas pas à regretter mes mots parce que je savais qu'ils étaient vrais et que ce n'était pas quelque chose qu'il devrait rejeter comme ça. Personne n'aimait être seul, ce n'était pas une faiblesse. Même si ménager sa fierté n'était pas quelque chose que j'aurais fait en temps normal, je me retins de répliquer à son ton qui m'aurais fortement déplu dans d'autre circonstance. Pour une fois dans ma vie, je fis profil bas, même si j'étais décidée à ne pas lâcher le morceau pour autant, et me contentais d'accélérer le pas pour suivre sa cadence. S'il comptais me semer il perdait son temps, il était hors de question que je laisse notre entrevu se finir ainsi. Dieu seul savait pourquoi j'avais autant besoin de comprendre comment il fonctionnait mais c'était comme ça un point c'est tout. Mais je savais qu'on arriverait à rien si aucun de nous deux ne contrôlait pas un peu son caractère et cette furieuse envie d'avoir le dernier mot aussi j'attendis patiemment qu'il daigne bien vouloir m'adresser à nouveau la parole, progressant silencieusement à ses côtés dans la foule de passant.

Je fronçais les sourcils à son ricanement puis aux mots qui suivirent. Je savais que d'une certaine façon il cherchait sans doute à me blesser comme je l'avais fait en lui parlant de sa solitude bien que c’eut été in-intentionnel. Je ne répondis pas tout de suite cherchant à l'apaiser d'un côté mais ne voulant certainement pas le laisser me marcher sur les pieds non plus. Je posais doucement ma main sur son bras pour qu'il s'arrête, peut être était-ce un peu audacieux puisqu'il semblait en colère contre moi mais je ne supportais plus son rythme effréné et j'allais finir par faire une crise d'asthme s'il continuait ainsi. Je me postais devant lui après l'avoir lâché, plantant mon regard dans le sien. « La meilleure décision ? C'est à moi d'en décider tu ne crois pas ? » J'avais adopté un ton doux mais ferme. Je n'avais nullement l'intention de le rejeter si c'est ce qu'il attendait de moi mais je ne pouvais pas le laisser prendre mes décisions à ma place ou même le laisser me dicter ce que je devrais faire ou ne pas faire pour mon bien. Je hochai la tête à la suite de ses paroles comme quoi nous étions deux à nous entourer de mauvaises personnes. Je me doutais bien que ce devait être une des raisons pour lequel il préférait être seul mais aborder de nouveau le sujet ne semblait pas être une très bonne idée.

La suite me fit sourire légèrement, il semblait qu'il ait retrouvé un état d'esprit un peu plus calme. « Stiles n'est pas mon petit ami si c'est bien de lui dont tu parles. » Ce n'étais pas un mensonge, nous n'avions pas ce type de relation même si en étant tout à fait honnête j'aurais pu admettre que je ne pourrais pas mettre de nom sur celle-ci si on me demandait. Je passais bien vite sur cette pensée sachant très bien qu'elle me mènerait à trop réfléchir sur le sujet. « Et il n'y a aucune raison que je le  perde. Je pensais que j'avais été clair sur ce fait. » Je lui souris doucement, ça n'avait rien d'une provocation, c'était un fait.




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